Le prix au m² moyen à Brunoy s'établit à 3 077 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026, dans une fourchette de 2,5 à 3,6 k€ le m². Le marché a reculé de 1 % sur 5 ans, mais a progressé de 1,2 % sur les 12 derniers mois, pour environ 131 transactions par an.

Illustration de Brunoy, dans la vallée de l'Yerres, à la lisière de la forêt de Sénart.
Les appartements de Brunoy se vendent autour d'un prix moyen de 3 077 €/m², d'après les transactions réellement actées (données DVF). À 21 km au sud-est de Paris, sur le RER D et à la lisière de la forêt de Sénart, la commune a un parc partagé presque à parité entre maisons et appartements. Les prix vont d'environ 2 864 €/m² sur les Bords de l'Yerres à 3 330 €/m² au Centre-ville, soit seulement 16 % d'écart. La maison, à 3 975 €/m², se négocie 29 % au-dessus de l'appartement.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Après 3 110 €/m² en 2021, le prix moyen à Brunoy atteint 3 077 €/m² en 2026, soit environ -1 % sur la période.
Évolution du prix moyen au m² sur douze mois, quartier par quartier, d'après les ventes DVF les plus récentes.
Le prix moyen au m² pour un appartement dans chaque quartier de Brunoy couvert par Immover, classé du plus cher au plus abordable.
Le marché brunoyen est celui d'une commune résidentielle de grande couronne bien reliée à Paris. Avec un prix moyen de 3 077 €/m² pour un appartement et 131 ventes par an, Brunoy se situe dans la moyenne de l'Essonne du RER D. Le prix perd 1 % sur cinq ans, avec un point haut en 2022 à 3 279 €/m² et un reflux régulier depuis, et regagne 1,2 % sur les douze derniers mois.
Deux traits distinguent cette commune. Le premier est la faiblesse de l'écart entre quartiers, 16 % du plus cher au plus abordable, quand une commune comparable de l'Essonne se tient plutôt autour de 30 %. Le second est que cet écart resserré cache une divergence de trajectoire : La Pyramide, le pavillonnaire du sud-ouest, le plus éloigné de la gare, perd 19 % sur cinq ans quand le Centre-ville en gagne 1 et les Bords de l'Yerres 0. À Brunoy, la gare ne décide pas du niveau des prix, elle décide de leur direction. Un troisième point mérite d'être posé : le parc est partagé presque à parité entre maisons et appartements, mais la maison s'y négocie 29 % plus cher au mètre carré, là où une commune comme Brétigny-sur-Orge, à vingt kilomètres, les met exactement au même niveau.
Brunoy comparée aux grandes villes françaises, sur le prix moyen au m² d'un appartement.
Brunoy doit son visage à deux hommes du XVIIIe siècle. Jean Pâris de Monmartel, banquier de la Cour, embellit le domaine et en fait un lieu réputé pour ses jardins et ses grandes eaux, où Louis XV vient en visite. Le domaine passe ensuite au comte de Provence, frère de Louis XVI, que l'on appelait Monsieur : d'où le nom du quartier et celui de l'avenue de Monsieur. Le Grand Château a disparu, mais la trame parcellaire du centre-ville est restée très proche de sa configuration d'alors. La pyramide, élevée en 1779 sur des dessins de Soufflot à la demande du roi et de son frère qui chassaient en forêt, est le repère visuel de la ville.
L'arrivée du chemin de fer, entre 1849 et 1852, change tout. Les familles parisiennes y construisent des résidences secondaires, puis la ville bascule en banlieue résidentielle au début du XXe siècle. La Belle Époque laisse le souvenir des guinguettes et des parcs d'attractions du sud de la commune, le Chat Noir, le Moulin de la Galette ouvert en 1914, le parc Louis Gervaise créé en 1924 avec son bal et son vélodrome.
La ville s'étend aujourd'hui sur 6,62 kilomètres carrés, d'un bout à l'autre d'un plateau entaillé par deux vallées, dans une boucle de l'Yerres et à la lisière de la forêt de Sénart. Elle se lit d'ouest en est : La Pyramide et son pavillonnaire de lotissement au sud-ouest, les Bords de l'Yerres et leurs grandes propriétés à l'ouest, le centre ancien et la gare du RER D au milieu, les Deux Vallées vers la Brie à l'est, et les Hautes-Mardelles au nord-est, un plateau bâti de 1967 à 1969 avec le programme des Provinciales, dont les allées portent des noms de provinces. Ce dernier secteur, entièrement en logement locatif social et classé quartier prioritaire, n'enregistre aucune vente d'appartement : il n'a pas de page propre sur Immover, faute de marché à décrire.
Le marché brunoyen tient à la gare du RER D, mais pas de la façon qu'on attendrait. Sur le niveau de prix, les trois quartiers se tiennent dans 16 % d'écart et le classement ne suit pas la distance à la gare : La Pyramide, le secteur le plus éloigné, arrive deuxième. C'est sur la trajectoire que la gare se lit. Sur cinq ans, le Centre-ville gagne 1 %, les Bords de l'Yerres font 0 %, et La Pyramide perd 19 %. La commune attire trois profils, tous alimentés par le RER : des primo-accédants et des jeunes familles qui cherchent du pavillonnaire à moins de quarante-cinq minutes de Paris, des ménages qui paient plus cher le centre pour le trajet quotidien, et des investisseurs sur les petites surfaces, qui se valorisent nettement mieux ici qu'ailleurs, à 3 913 €/m² pour un studio contre 2 759 pour un T4 et plus.
Le prix moyen à Brunoy est de 3 077 €/m² pour un appartement (transactions DVF réelles, ventes notariées), dans une fourchette de 2 500 à 3 559 €/m² selon le quartier. Les portails affichent des prix d'annonce, supérieurs de 10 à 20 % aux prix réellement actés.
Le Centre-ville, autour de la place Saint-Médard, de la Grande Rue et de la gare du RER D, à 3 330 €/m², soit 8 % au-dessus de la moyenne communale. L'écart avec les Bords de l'Yerres, le plus abordable à 2 864 €/m², n'est que de 16 % : le marché brunoyen est très resserré en niveau de prix.
La commune est stable : elle perd 1 % sur cinq ans, avec un point haut en 2022 à 3 279 €/m² et un reflux depuis, et regagne 1,2 % sur douze mois. Mais la moyenne cache un décrochage réel : La Pyramide, le secteur le plus éloigné de la gare, perd 19 % sur cinq ans quand les deux autres quartiers font 0 et +1 %.
Les deux marchés sont de taille comparable, avec 131 ventes d'appartement par an et 119 maisons, mais la maison se négocie 29 % plus cher au mètre carré, 3 975 contre 3 077. Attention à la convention de calcul : le prix au mètre carré d'une maison porte sur la surface bâtie alors que la valeur payée inclut le terrain, ce qui gonfle mécaniquement le chiffre.
Nettement. Le studio et le T1 sortent à 3 913 €/m² quand le T4 et plus tombe à 2 759, soit 42 % d'écart. C'est un gradient typique des marchés franciliens tendus sur la petite surface, et il fait de Brunoy une commune intéressante pour l'investissement locatif de studio, porté par la desserte RER.
Commencez par le temps de marche jusqu'à la gare du RER D, qui est ici le facteur numéro un, sur la valeur comme sur la revente. Regardez ensuite la typologie, dont l'effet est fort, 42 % d'écart du studio au grand appartement. Ajustez enfin sur l'état, la performance énergétique, le stationnement et, dans les secteurs pavillonnaires, sur le terrain. L'estimateur Immover s'appuie sur les ventes réellement actées les plus proches de votre adresse.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).