Sur 198 communes françaises de plus de 40 000 habitants, onze seulement ont augmenté leur taux de taxe foncière en 2026. Courbevoie en fait partie, avec la plus petite hausse de la liste : +2,5 %, votée le 28 avril. Après le geste, le taux reste à 17,0 %, moitié moins que la moyenne nationale. Décomposition, comparatif du 92 et simulateur.
Illustration : Taxe foncière à Courbevoie en 2026 : l'une des onze villes qui ont relevé leur taux.
En 2026, sur les 198 communes françaises de plus de 40 000 habitants, onze seulement ont relevé leur taux de taxe foncière. Courbevoie en fait partie, avec la plus petite hausse de la liste : +2,5 %, votée le 28 avril 2026 avec un budget de 346,1 millions d'euros. Le geste est modeste, mais il rompt avec une position que la ville revendique de longue date, celle de commune peu taxée du département. Après la hausse, le taux communal atteint 17,0 %, soit moins de la moitié de la moyenne nationale. Voici ce que cette décision change réellement pour un propriétaire courbevoisien, et pourquoi elle n'est pas la ligne qui pèse le plus sur votre patrimoine.
Le taux communal de taxe foncière sur les propriétés bâties à Courbevoie s'établit à 17,0 % en 2026, après une hausse de 2,5 % votée le 28 avril 2026. L'intercommunalité ne prélève aucune part sur le foncier bâti. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'ajoute au taux de 1,88 %. Source : DGFiP, taux constatés 2026 ; ville de Courbevoie, budget primitif 2026.
La structure de l'avis courbevoisien est l'une des plus légères d'Île-de-France, et c'est déjà une information en soi. La quasi-totalité de ce que vous payez sur la ligne « foncier bâti » revient à la commune : l'établissement public territorial ne lève aucune part sur cette assiette, et la taxe d'ordures ménagères reste très basse.
| Composante | Taux 2026 | Bénéficiaire |
|---|---|---|
| Part communale | 17,00 % | Ville de Courbevoie |
| Part intercommunale | 0,00 % | Établissement public territorial |
| TEOM (ordures ménagères) | 1,88 % | Territoire / syndicat de collecte |
S'y ajoutent, comme partout en Île-de-France, des taxes spéciales d'équipement régionales de quelques dixièmes de point, qui figurent en bas de votre avis. Elles ne modifient pas l'ordre de grandeur : à Courbevoie, la ligne qui compte reste, et de loin, la part communale.
Le contraste avec la TEOM mérite d'être relevé. À 1,88 %, elle est plus de deux fois inférieure à la moyenne des Hauts-de-Seine (4,37 %). Sur une base d'imposition de 4 000 €, l'écart avec cette moyenne représente environ 100 € par an.
Sur 198 communes de plus de 40 000 habitants, onze seulement ont voté une hausse de taux en 2026, selon l'étude du cabinet FSL. Courbevoie est de celles-là, avec la plus faible hausse du groupe, à +2,5 %. La ville invoque environ 29 millions d'euros de péréquation et 35,7 millions de prélèvements de l'État sur son fonctionnement.
2026 est une année de stabilité fiscale presque générale. Dans les communes de plus de 100 000 habitants, les taux ont massivement été reconduits à l'identique ; seules Montpellier (+10,7 %) et Nice, en baisse de 11,2 %, se sont écartées du gel. Dans la strate des villes de plus de 40 000 habitants, onze hausses sur 198 communes.
| Commune | Hausse du taux votée en 2026 |
|---|---|
| Mamoudzou (Mayotte) | +95 % |
| Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) | +29,9 % |
| Montrouge (Hauts-de-Seine) | +25 % |
| Fréjus (Var) | +22,4 % |
| Ajaccio (Corse-du-Sud) | +19 % |
| Clamart (Hauts-de-Seine) | +16,9 % |
| Drancy (Seine-Saint-Denis) | +14,1 % |
| Bastia (Haute-Corse) | +13,7 % |
| Baie-Mahault (Guadeloupe) | +13,7 % |
| Les Abymes (Guadeloupe) | +9,3 % |
| Courbevoie (Hauts-de-Seine) | +2,5 % |
Trois communes des Hauts-de-Seine figurent dans cette liste, et l'écart entre elles est instructif. Montrouge relève son taux de 25 %, Clamart de 16,9 %, Courbevoie de 2,5 %. La pression sur les finances locales du département est la même ; la réponse budgétaire ne l'est pas.
Le budget 2026 de Courbevoie s'établit à 346,1 millions d'euros, dont 266,7 millions de fonctionnement et 79,4 millions d'investissement. Il a été adopté au conseil municipal du 28 avril 2026. La hausse de 2,5 % des taux doit y apporter environ 1,5 million d'euros de recettes supplémentaires, soit moins de 0,5 % du budget total.
La ville met en avant deux postes pour justifier le geste : environ 29 millions d'euros au titre des mécanismes de péréquation, qui redistribuent les recettes des communes les mieux dotées vers les autres, et 35,7 millions de prélèvements de l'État pesant sur le fonctionnement, auxquels s'ajoute un million de contribution supplémentaire aux retraites.
Une hausse de 2,5 % sur un taux de 16,58 % ne change pas la nature fiscale d'une commune. Elle a en revanche une valeur de signal : une ville dont le modèle repose sur la richesse fiscale de La Défense et qui revendique une place dans le premier sixième le moins taxé de son département choisit tout de même de bouger. À notre sens, c'est cette rupture de trajectoire, plus que les 42 centimes de taux ajoutés, qu'un propriétaire doit noter pour anticiper le mandat.
Oui, très largement. À 17,0 %, Courbevoie reste la 5e commune la moins taxée des 36 que comptent les Hauts-de-Seine, dont la moyenne s'établit à 25,6 %. Le taux courbevoisien est inférieur de plus de moitié à la moyenne nationale de 36,0 %, et reste sous le taux parisien de 20,5 %.
Il faut mesurer l'écart pour le comprendre. Dans les Hauts-de-Seine, les taux communaux s'échelonnent d'environ 13,9 % à 37,1 % : Courbevoie se situe dans le premier sixième du classement, à trois points du plancher départemental.
| Repère | Taux de taxe foncière bâtie |
|---|---|
| Courbevoie (part communale, 2026) | 17,00 % |
| Taux le plus bas des Hauts-de-Seine | ~ 13,9 % |
| Moyenne des Hauts-de-Seine | ~ 25,6 % |
| Taux le plus élevé des Hauts-de-Seine | ~ 37,1 % |
| Paris (part communale) | 20,50 % |
| Moyenne nationale 2026 | ~ 36,0 % |
Cette position tient à la géographie économique du territoire. Courbevoie porte une large part du quartier d'affaires de La Défense, dont les bureaux alimentent la fiscalité économique : cotisation foncière des entreprises, cotisation sur la valeur ajoutée, taxe sur les bureaux. Un tissu de cette densité permet de financer un budget municipal sans solliciter fortement les ménages.
La contrepartie s'appelle péréquation. Une commune fiscalement riche contribue aux mécanismes de redistribution nationale et régionale, ce que les 29 millions d'euros mentionnés au budget 2026 illustrent directement.
Le taux courbevoisien a progressé d'environ 24 % depuis 2021, ce qui peut sembler contradictoire avec le niveau atteint. Les deux constats sont vrais : une progression forte en pourcentage sur une base très basse laisse le résultat très bas. C'est la même arithmétique qui fait qu'une hausse de 2,5 % sur 16,58 % n'ajoute que 0,42 point.
Reportez la base d'imposition inscrite sur votre avis de taxe foncière, c'est-à-dire la moitié de la valeur locative cadastrale. Le simulateur isole la seule hausse votée le 28 avril 2026 : il calcule ce que vous auriez payé à base identique au taux d'avant 2026 (16,58 %), ce que vous payez au taux actuel (17,00 %), et l'écart annuel entre les deux.
L'ordre de grandeur est vite posé. Sur une base d'imposition de 4 000 €, la hausse de 2026 représente environ 17 € par an. Sur la même base, l'écart avec la moyenne des Hauts-de-Seine dépasse 350 €. Un propriétaire courbevoisien conserve donc un avantage fiscal très supérieur au coût de la hausse qu'il vient d'encaisser.
En ordre de grandeur, ordures ménagères comprises : environ 470 € pour un studio à Charras, 940 € pour un 3 pièces à Cœur de Ville, 1 320 € pour un 4 pièces à Bécon et 1 700 € pour un grand appartement au Faubourg de l'Arche. Le montant exact dépend de la valeur locative cadastrale propre à votre logement, qui figure sur votre avis.
Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur construits à partir de profils-types ancrés sur des quartiers réels de Courbevoie et sur les prix au m² issus de notre traitement des transactions DVF. Ils donnent une idée du poids de la taxe selon le bien, pas un calcul personnalisé.
| Profil | Quartier | Prix au m² (2026) | Taxe foncière annuelle (ordre de grandeur) |
|---|---|---|---|
| Studio 28 m² | Charras | 6 175 €/m² | ~ 470 € |
| 3 pièces 62 m² | Cœur de Ville | 6 078 €/m² | ~ 940 € |
| 4 pièces 82 m² | Bécon | 7 099 €/m² | ~ 1 320 € |
| 5 pièces 105 m² | Faubourg de l'Arche | 6 773 €/m² | ~ 1 700 € |
L'amplitude entre quartiers est faible pour une commune de cette taille. Bécon, en tête à 7 099 €/m², et Cœur de Ville, en queue à 6 078 €/m², se tiennent en un peu plus de 1 000 €/m², soit un rapport de 1,17. Courbevoie est un marché homogène, sans quartier décroché.
Rapportée à la valeur du bien, la taxe foncière courbevoisienne est légère. Un 3 pièces de 62 m² à Cœur de Ville vaut environ 377 000 € et supporte de l'ordre de 940 € par an, soit 0,25 % de sa valeur. Dans une préfecture de province à taux communal élevé, le même ratio dépasse fréquemment 1 %.
Courbevoie applique une majoration de 40 % de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, en plus d'un taux de base de 14,52 %. Cette faculté est réservée aux communes situées en zone tendue. Elle ne concerne pas la taxe foncière, due dans tous les cas, mais elle alourdit sensiblement le coût annuel de détention d'un logement non occupé à titre principal.
C'est le point que la légèreté du taux de taxe foncière peut faire oublier. Si Courbevoie sollicite peu les propriétaires occupants, elle utilise en revanche pleinement le levier ouvert aux communes en zone tendue sur les résidences secondaires.
Le mécanisme se cumule : taux de base de 14,52 %, puis majoration de 40 % du montant obtenu. La taxe d'habitation sur les résidences secondaires a représenté environ 3,65 millions d'euros de recettes communales lors du dernier exercice publié.
Pour un investisseur, la conséquence pratique est claire. À Courbevoie, un logement laissé vacant ou occupé quelques semaines par an supporte un coût annuel bien supérieur à celui d'un logement loué à l'année, alors que la taxe foncière, elle, est identique dans les deux cas. La fiscalité locale y pousse à la mise en location plus qu'elle ne pèse sur la détention.
Taxe foncière et taxe d'habitation sur les résidences secondaires obéissent à des règles distinctes et figurent sur deux avis séparés, envoyés à des dates différentes. Un bien vendu en cours d'année reste redevable de la taxe foncière au nom du propriétaire au 1er janvier, sauf répartition prévue à l'acte notarié.
Le marché, sans comparaison possible. Le prix moyen d'un appartement à Courbevoie s'établit autour de 6 653 €/m² en 2026, en hausse de 1,3 % sur douze mois mais en recul d'environ 12 % sur cinq ans. Sur un bien de 62 m², cette correction représente plusieurs dizaines de milliers d'euros, à comparer aux 17 € annuels de la hausse de taux de 2026.
C'est la mise en perspective la plus utile pour un propriétaire courbevoisien. Le marché est passé de 7 553 €/m² en 2021 à 6 653 €/m² en 2026 (traitement Immover, données DVF), avec un point bas à 6 607 €/m² en 2024 et une stabilisation depuis. Le volume reste soutenu, avec environ 915 transactions par an.
Sur un 3 pièces de 62 m², le recul de 900 €/m² depuis 2021 représente environ 56 000 € de valeur. La hausse de taxe foncière votée en 2026 coûte, sur le même bien, moins de 20 € par an. Les deux sujets ne jouent pas dans la même catégorie.
Cela ne rend pas la fiscalité négligeable pour autant. Elle intervient au moment de l'arbitrage, quand un acheteur compare Courbevoie à une commune voisine à budget égal : à valeur de bien comparable, l'écart de taux avec Montrouge ou Clamart, qui viennent de relever fortement le leur, constitue un argument concret en faveur de Courbevoie.
Le prix de mise en vente reste toutefois le premier levier. Pour le fixer, une estimation fondée sur les transactions réelles de votre quartier est la meilleure base. Pour d'autres trajectoires fiscales franciliennes, voir nos analyses sur la taxe foncière à Levallois-Perret et sur la taxe foncière à Asnières-sur-Seine.
Le taux communal de taxe foncière sur les propriétés bâties à Courbevoie s'établit à 17,0 % en 2026, après une hausse de 2,5 % votée le 28 avril 2026. L'établissement public territorial ne prélève aucune part sur le foncier bâti. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'ajoute au taux de 1,88 %, très en dessous de la moyenne des Hauts-de-Seine (4,37 %).
Oui, de 2,5 %. Le conseil municipal a adopté le 28 avril 2026 un budget de 346,1 millions d'euros assorti d'une hausse des taux devant rapporter environ 1,5 million d'euros. Courbevoie est l'une des onze communes de plus de 40 000 habitants à avoir relevé son taux cette année, sur 198 recensées par le cabinet FSL, et c'est la hausse la plus faible du groupe.
Peu. Le taux passe de 16,58 % à 17,00 %, soit 0,42 point. Sur une base d'imposition de 4 000 euros, cela représente environ 17 euros par an. À titre de comparaison, sur cette même base, l'écart entre le taux courbevoisien et la moyenne des Hauts-de-Seine (25,6 %) dépasse 350 euros par an, en faveur de Courbevoie.
Oui, très nettement. Même après la hausse de 2026, Courbevoie reste la 5e commune la moins taxée des 36 que comptent les Hauts-de-Seine, dont la moyenne s'établit à 25,6 %. Le taux communal de 17,0 % est inférieur de plus de moitié à la moyenne nationale de 36,0 % et reste sous le taux parisien de 20,5 %. Cette position tient au poids de la fiscalité économique du quartier d'affaires de La Défense.
La ville met en avant deux postes. Environ 29 millions d'euros sont prélevés au titre des mécanismes de péréquation, qui redistribuent les recettes des communes fiscalement bien dotées, et 35,7 millions d'euros de prélèvements de l'État pèsent sur son fonctionnement, auxquels s'ajoute un million de contribution supplémentaire aux retraites. La hausse de 2,5 % apporte 1,5 million d'euros, soit moins de 0,5 % du budget.
En ordre de grandeur, ordures ménagères comprises : environ 470 € pour un studio à Charras, 940 € pour un 3 pièces à Cœur de Ville, 1 320 € pour un 4 pièces à Bécon et 1 700 € pour un 5 pièces au Faubourg de l'Arche. Rapporté à la valeur du bien, un 3 pièces de 62 m² à Cœur de Ville supporte environ 0,25 % de sa valeur par an, un ratio très bas au regard des préfectures de province.
Oui. Courbevoie, située en zone tendue, applique une majoration de 40 % de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, en plus d'un taux de base de 14,52 %. Cette taxe a représenté environ 3,65 millions d'euros de recettes communales lors du dernier exercice publié. Elle est distincte de la taxe foncière, due dans tous les cas, et fait l'objet d'un avis séparé.
Un poids marginal comparé au marché. Le prix moyen d'un appartement s'établit autour de 6 653 €/m² en 2026, en hausse de 1,3 % sur douze mois mais en recul d'environ 12 % sur cinq ans, après un pic à 7 553 €/m² en 2021. Sur un 3 pièces de 62 m², cette correction représente environ 56 000 euros, quand la hausse de taxe foncière de 2026 coûte moins de 20 euros par an.
Estimation gratuite et précise en quelques minutes, quartier par quartier.
Estimer mon bien