À Dijon, le taux communal de taxe foncière reste gelé à 50,28 % en 2026, comme depuis dix ans. Mais la part de Dijon Métropole a plus que doublé et la revalorisation des bases continue de peser. Premier budget de Nathalie Koenders, montants par profil et impact sur la valeur de votre bien.
Illustration : Taxe foncière à Dijon en 2026 : un taux communal gelé, mais une facture qui monte.
À Dijon, la part communale de la taxe foncière ne bouge pas en 2026, comme elle n'a pas bougé depuis dix ans. Le taux communal reste fixé à 50,28 %, un niveau élevé mais gelé, que la municipalité présente comme un marqueur de sa gestion. La nuance est ailleurs : pendant que la ville gèle sa part, Dijon Métropole a, elle, plus que doublé la sienne, et la revalorisation nationale des bases continue de faire monter la facture chaque année. Ce budget 2026 est aussi le premier de la mandature de Nathalie Koenders, première femme maire de Dijon, confirmée dans les urnes en mars. Voici ce que ce contexte change concrètement pour votre avis 2026, profil par profil.
Le conseil municipal de Dijon a maintenu pour 2026 le taux communal de la taxe foncière sur les propriétés bâties à 50,28 %, sans hausse. La municipalité de Nathalie Koenders revendique la stabilité de la part communale depuis dix ans et fait du désendettement l'axe de son budget. La part que perçoit Dijon Métropole, elle, a été relevée.
Le budget 2026 est le premier voté par la majorité conduite par Nathalie Koenders, devenue en novembre 2024 la première femme maire de Dijon après le départ de François Rebsamen pour le gouvernement, puis confirmée lors des élections municipales de mars 2026. Sa ligne budgétaire est explicite : réduire la dette municipale sans actionner le levier de la taxe foncière communale.
| Part de la taxe foncière (bâti) | Taux | Variation récente |
|---|---|---|
| Part communale (Ville de Dijon) | 50,28 % | stable (gel) |
| Part métropolitaine (Dijon Métropole) | 1,41 % | en hausse (ex-0,612 %) |
| Taux global constaté (2025) | ~ 52 % | en hausse via la métropole |
Sur votre avis, la taxe foncière additionne plusieurs parts : celle de la commune, celle de la métropole et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères. La Ville n'agit directement que sur sa part communale, de loin la plus lourde. Geler le taux communal ne fige donc pas le montant total.
Le taux communal de taxe foncière de Dijon n'a pas augmenté depuis dix ans. La municipalité en a fait un engagement de gestion, réaffirmé dans les orientations budgétaires 2026 axées sur le désendettement. Ce gel protège d'une hausse brutale de la part communale, mais pas de la revalorisation nationale des bases ni de la hausse de la part métropolitaine.
La stabilité du taux communal est un argument politique récurrent à Dijon. Elle a été portée par François Rebsamen tout au long de ses mandats, puis reprise par Nathalie Koenders, qui présente le maintien de la part communale comme la contrepartie d'une gestion prudente. Les orientations budgétaires pour 2026 confirment cette ligne : pas de hausse de la fiscalité communale, priorité donnée à la baisse de l'endettement de la ville.
Reste que 50,28 % est un taux communal élevé dans l'absolu. Depuis la réforme de 2021, qui a transféré aux communes l'ancienne part départementale de la taxe foncière, les taux communaux affichés ont mécaniquement grimpé partout : ils intègrent désormais une part qui, avant, revenait au département. Comparer le 50,28 % de Dijon aux taux d'avant 2021 n'a donc pas de sens. La bonne lecture est l'évolution depuis : à Dijon, elle est plate côté commune.
Un taux communal élevé mais stable produit un effet paradoxal : la facture ne connaît pas de choc, mais elle part d'un niveau haut. À l'inverse d'une ville qui voterait une baisse spectaculaire depuis un niveau plus bas, Dijon joue la constance, pas l'allègement.
Pendant que la Ville gèle sa part, Dijon Métropole a relevé la sienne : le taux métropolitain de taxe foncière sur le bâti est passé de 0,612 % à 1,41 %. Cette part est faible en valeur absolue, mais son doublement s'ajoute à votre avis alors même que la commune n'a rien changé. C'est le principal facteur de hausse propre à Dijon en dehors de la revalorisation nationale.
La taxe foncière que vous payez n'est pas votée par un seul acteur. La commune fixe sa part, mais l'intercommunalité, ici Dijon Métropole, peut fixer la sienne. En relevant son taux de 0,612 % à 1,41 %, la métropole a plus que doublé sa contribution au foncier bâti. Sur un bien dont la part communale approche 1 300 €, ce mouvement métropolitain se traduit par quelques dizaines d'euros supplémentaires par an.
Le mécanisme est instructif pour tout propriétaire : le gel affiché par une ville ne garantit pas la stabilité du montant total. Un contribuable qui lirait seulement « taux communal inchangé » pourrait s'étonner de voir sa taxe foncière progresser malgré tout. À Dijon en 2026, la hausse vient de deux sources conjuguées, la part métropolitaine et la revalorisation des bases, pas de la part communale.
Le montant dépend de la valeur locative cadastrale de votre bien, pas directement de son prix de marché. À Dijon, avec un taux communal élevé, la part communale de la taxe foncière va, en ordre de grandeur, d'environ 700 € pour un studio à plus de 2 400 € pour une maison familiale. Le gel du taux communal laisse ces montants quasi stables, à la revalorisation des bases et à la part métropolitaine près.
La valeur locative cadastrale dépend de la surface, de l'adresse, du standing et de l'état du logement. Les ordres de grandeur ci-dessous sont indicatifs ; votre montant exact figure sur votre avis. La colonne « hausse 2026 » reflète la seule revalorisation nationale des bases (+0,8 %), le taux communal étant inchangé ; la part métropolitaine s'y ajoute pour quelques euros.
| Profil type | Part communale TF 2025 | Hausse 2026 (bases) |
|---|---|---|
| Studio 30 m² quartier Université | ~ 700 € | ~ +6 € |
| 3 pièces 65 m² Montchapet | ~ 1 300 € | ~ +10 € |
| Appartement 90 m² centre-ville (Darcy) | ~ 1 800 € | ~ +14 € |
| Maison 120 m² Toison d'Or | ~ 2 400 € | ~ +19 € |
La leçon de ce tableau est double : le gel du taux communal rend la hausse annuelle faible et prévisible côté ville, mais le niveau de départ reste haut. Un propriétaire dijonnais paie, à valeur de bien comparable, davantage qu'un propriétaire d'une commune à taux communal plus modéré. Le point de vigilance pour 2026 n'est pas un choc, c'est l'addition discrète de la part métropolitaine et de la revalorisation des bases.
Indiquez la part communale de votre taxe foncière 2025 (elle figure sur votre avis). Le simulateur applique le taux communal gelé et la seule revalorisation nationale des bases de +0,8 % pour estimer votre part communale 2026.
Même avec un taux communal gelé, la taxe foncière des Dijonnais augmente chaque année, parce que l'État revalorise automatiquement les valeurs locatives cadastrales. Ce coefficient national a été de +7,1 % en 2023, +3,9 % en 2024, +1,7 % en 2025 et +0,8 % en 2026.
La taxe foncière se calcule en multipliant un taux (voté localement) par une base (la valeur locative cadastrale, fixée par l'administration). La commune ne maîtrise que le taux. La base, elle, est revalorisée chaque 1er janvier par l'État, selon l'évolution de l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) constaté en novembre de l'année précédente.
| Année | Revalorisation nationale des bases |
|---|---|
| 2023 | +7,1 % |
| 2024 | +3,9 % |
| 2025 | +1,7 % |
| 2026 | +0,8 % |
Le cumul est parlant : entre 2023 et 2026, un propriétaire dijonnais a vu sa base grimper de près de 14 % par le seul effet de la revalorisation nationale, sans qu'un centime de hausse de taux communal n'ait été voté. La bonne nouvelle pour 2026 est que le coefficient de +0,8 % est le plus bas depuis 2021, l'inflation ayant nettement ralenti.
À Dijon, votre hausse 2026 vient de trois additions discrètes : la revalorisation des bases (+0,8 %), la part de Dijon Métropole relevée à 1,41 %, et rien du côté du taux communal. Aucune de ces trois n'est un choc, mais leur somme explique qu'une taxe foncière puisse progresser dans une ville qui affiche un taux communal « stable ».
Un taux de taxe foncière élevé pèse à la marge sur l'attractivité d'un bien, surtout pour un investisseur qui compare plusieurs villes. Mais la valeur d'un appartement ou d'une maison à Dijon reste avant tout déterminée par sa localisation, sa surface, son état et son DPE. Le prix moyen d'un appartement s'établit autour de 2 736 €/m² en 2026 selon les données DVF et la source unique Immover.
La fiscalité locale entre dans le calcul du coût annuel de détention d'un bien. Pour un acheteur qui hésite entre Dijon et une commune voisine de la métropole à taux plus bas, l'écart de taxe foncière est un argument, rarement décisif : il pèse quelques centaines d'euros par an face à un prix d'achat de plusieurs centaines de milliers d'euros. Les vrais moteurs de la valeur restent le quartier (le centre historique et le secteur Darcy se négocient au-dessus de la périphérie), la qualité du bâti et la performance énergétique.
Avant toute décision de vendre ou d'acheter, le point de départ reste la valeur réelle de votre bien, calibrée sur les transactions signées dans votre quartier. Vous pouvez l'estimer gratuitement ci-dessous, à partir des données de marché dijonnaises.
Le taux communal de la taxe foncière sur les propriétés bâties reste fixé à 50,28 % à Dijon en 2026, maintenu sans hausse par la municipalité. S'y ajoute la part de Dijon Métropole, portée à 1,41 %, ce qui donne un taux global constaté autour de 52 % en 2025. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'ajoute encore sur votre avis. La Ville n'agit directement que sur sa part communale.
Le taux communal n'augmente pas : il est gelé depuis dix ans. Mais votre facture peut monter pour deux raisons : la part de Dijon Métropole est passée de 0,612 % à 1,41 %, et la revalorisation nationale des valeurs locatives est fixée à +0,8 % pour 2026. Concrètement, la hausse par rapport à 2025 se limite le plus souvent à quelques euros ou quelques dizaines d'euros, sans hausse de taux communal.
Depuis la réforme de 2021, les communes ont récupéré l'ancienne part départementale de la taxe foncière : les taux communaux affichés ont donc mécaniquement grimpé partout, sans que la charge réelle change du seul fait de ce transfert. Comparer le 50,28 % de Dijon à des taux d'avant 2021 n'a pas de sens. La bonne lecture est l'évolution depuis : à Dijon, elle est plate côté commune.
Nathalie Koenders (liste de gauche et alliés) est maire de Dijon depuis novembre 2024, première femme à occuper ce poste, après le départ de François Rebsamen pour le gouvernement. Elle a été confirmée lors des élections municipales de mars 2026. Son budget maintient le gel de la part communale de la taxe foncière et met l'accent sur le désendettement de la ville.
Oui. Le taux de taxe foncière sur le bâti de Dijon Métropole est passé de 0,612 % à 1,41 %, soit plus du double. Cette part reste faible en valeur absolue, mais elle s'ajoute à votre avis même si la commune, elle, n'a rien changé. C'est le principal facteur de hausse propre à Dijon en 2026, en dehors de la revalorisation nationale des bases.
L'avis de taxe foncière 2026 est envoyé par la Direction générale des finances publiques entre fin août et début octobre 2026, sur papier et dans votre espace en ligne impots.gouv.fr. Aucune démarche n'est nécessaire, le calcul est automatique. La date limite de paiement est généralement fixée au 15 octobre pour les mensualisés et au 20 octobre pour le paiement direct.
Le montant dépend de la valeur locative cadastrale de votre bien, pas de son prix de marché. En ordre de grandeur, la part communale va d'environ 700 € pour un studio à près de 1 800 € pour un grand appartement du centre, et au-delà de 2 400 € pour une maison familiale. Votre montant exact figure sur votre avis. Le taux communal étant gelé, ces montants restent quasi stables d'une année sur l'autre.
L'effet est marginal. Un taux élevé pèse un peu sur le coût annuel de détention et peut être un argument pour un acheteur qui compare Dijon à une commune voisine de la métropole. Mais la valeur d'un bien reste avant tout déterminée par sa localisation, sa surface, son état et son DPE. Le prix moyen d'un appartement à Dijon s'établit autour de 2 736 €/m² en 2026 selon les données DVF et la source unique Immover.
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