En 2024, la ville de Nancy et la Métropole du Grand Nancy ont relevé leur taux la même année : 33,98 % de part communale après 29,68 %, 9,65 % de part métropolitaine après 8,81 %. Le prélèvement global atteint 50,66 % de la base d'imposition, dans une ville où 28,5 % seulement des résidences principales sont occupées par leur propriétaire. Les montants par quartier et un simulateur qui isole le surcoût de 2024.
Illustration : Taxe foncière à Nancy en 2026 : la double hausse de 2024 payée par 28 % des ménages.
En 2024, la ville de Nancy et la Métropole du Grand Nancy ont relevé leur taux de taxe foncière la même année. Le taux communal est passé de 29,68 % à 33,98 %, celui de la métropole de 8,81 % à 9,65 %. Sur un avis d'imposition, ces deux décisions se lisent comme un seul chiffre. Et ce chiffre est supporté par une minorité de Nancéiens : 28,5 % des résidences principales sont occupées par leur propriétaire, contre 71,5 % par des locataires. Voici les taux applicables en 2026, ce que la double hausse de 2024 a réellement coûté, et pourquoi elle s'est concentrée sur moins de trois ménages sur dix.
Le taux communal de taxe foncière sur les propriétés bâties à Nancy est de 33,98 %. La Métropole du Grand Nancy y ajoute 9,65 %, et deux taxes annexes 0,32 %, soit 43,95 % sur le foncier bâti. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'élève à 6,71 %, ce qui porte le prélèvement global à 50,66 % de votre base d'imposition. Source : taux constatés DGFiP 2025, jeu de données « Fiscalité locale des particuliers ».
Un avis de taxe foncière nancéien empile quatre destinataires. La ville prend la part principale, la métropole une part significative, et deux prélèvements techniques complètent le foncier bâti avant que les ordures ménagères ne s'ajoutent en bas de l'avis.
| Composante | Taux | Bénéficiaire |
|---|---|---|
| Part communale | 33,98 % | Ville de Nancy |
| Part intercommunale | 9,65 % | Métropole du Grand Nancy |
| Taxe spéciale d'équipement | 0,11 % | Établissement public foncier |
| Taxe GEMAPI | 0,21 % | Métropole du Grand Nancy |
| Total foncier bâti | 43,95 % | - |
| TEOM (ordures ménagères) | 6,71 % | Métropole du Grand Nancy |
| Prélèvement global | 50,66 % | - |
Sur le foncier non bâti, le taux global atteint 61,74 %. Les propriétaires de résidences secondaires supportent en outre une taxe d'habitation, au taux communal de 13,08 % depuis 2024 contre 11,42 % auparavant, soit 34,46 % toutes parts confondues. Nancy n'applique pas de majoration sur cette taxe d'habitation.
Ces taux sont les taux constatés 2025, derniers publiés au jeu de données officiel de la DGFiP à la date de rédaction. La DGFiP a diffusé les taux 2026 le 27 août 2026 : 85,8 % des communes françaises les ont maintenus inchangés, 13,6 % les ont augmentés et 0,6 % les ont réduits. Le taux nancéien 2026 est reconduit sauf délibération contraire, à confirmer au procès-verbal du budget primitif 2026.
Parce que deux collectivités ont relevé leur taux la même année. La ville de Nancy est passée de 29,68 % à 33,98 %, soit +4,30 points ou +14,5 %, et la Métropole du Grand Nancy de 8,81 % à 9,65 %, soit +9,5 %. Le taux global de l'avis est passé de 45,48 % à 50,63 % en un an. Source : taux constatés DGFiP 2023 et 2024.
C'est ce qui distingue Nancy des autres villes moyennes dont nous avons publié l'analyse fiscale. Ailleurs, une hausse de taxe foncière est une décision. Ici, ce sont deux décisions, prises par deux assemblées différentes, qui atterrissent sur le même avis d'imposition.
La décision municipale a été annoncée publiquement par le maire Mathieu Klein le 25 mars 2024, avant le vote du budget. Il l'a présentée comme « nécessaire, indispensable mais maîtrisée », après quatre années de baisse du pouvoir d'achat des collectivités, de hausse des coûts de l'énergie et des matériaux, et de gel des dotations de l'État. Ses propres exemples : un propriétaire qui payait 500 € en 2023 passait à 575 €, et un propriétaire à 1 500 € passait à 1 725 €.
| Année | Part ville | Part métropole | Taux global de l'avis |
|---|---|---|---|
| 2021 | 29,68 % | 8,81 % | 45,34 % |
| 2022 | 29,68 % | 8,81 % | 45,43 % |
| 2023 | 29,68 % | 8,81 % | 45,48 % |
| 2024 | 33,98 % | 9,65 % | 50,63 % |
| 2025 | 33,98 % | 9,65 % | 50,66 % |
L'écart entre les deux chiffres que l'on entend mérite d'être posé. La part communale a bien augmenté de près de 15 %, comme annoncé par le maire. Mais l'avis complet, lui, a progressé de 11,3 %, parce que la TEOM et les taxes annexes n'ont pas bougé et diluent la hausse. Les deux affirmations sont exactes : elles ne portent simplement pas sur le même périmètre.
À ce mouvement de taux s'ajoute la revalorisation nationale des bases, indépendante de toute décision locale : +7,1 % en 2023, +3,9 % en 2024, +1,7 % en 2025 et +0,8 % en 2026, soit environ +14 % cumulés à logement identique. Combinés à la hausse de taux, ces deux effets portent l'augmentation de l'avis nancéien à environ 27 % entre 2022 et 2026, sans qu'aucun mètre carré n'ait été ajouté au logement.
Une minorité de ménages. À Nancy, 28,5 % des résidences principales sont occupées par leur propriétaire et 71,5 % par des locataires (INSEE, recensement 2023). La taxe foncière étant due par le propriétaire, une hausse de taux se concentre sur un peu plus d'un quart des ménages occupants, auxquels s'ajoutent les bailleurs et les propriétaires de logements vacants.
C'est le fait structurant du dossier nancéien, et le maire l'avait lui-même souligné en 2024 en rappelant que la mesure concernait environ 30 % des Nancéiens. Le chiffre du recensement le confirme : 28,5 % de propriétaires occupants sur 47 123 ménages.
Nancy est une ville universitaire et administrative, au parc locatif dense et au parc ancien important. Cette composition a deux conséquences fiscales directes.
La première : l'assiette des payeurs est étroite. Une commune où sept ménages sur dix sont locataires doit lever la même recette sur moins de contributeurs directs, ce qui rend chaque point de taux plus lourd individuellement.
La seconde : la vacance pèse doublement. Le taux de logements vacants à Nancy atteint 11,7 % (INSEE, recensement 2022). Un logement vacant ne génère aucun loyer mais reste imposé à la taxe foncière, au même taux que les autres.
| Indicateur | Nancy | Source |
|---|---|---|
| Ménages | 47 123 | INSEE, recensement 2023 |
| Propriétaires occupants | 28,5 % | INSEE, recensement 2023 |
| Locataires | 71,5 % | INSEE, recensement 2023 |
| Logements vacants | 11,7 % | INSEE, recensement 2022 |
Pour un bailleur nancéien, la double hausse de 2024 n'est pas récupérable. La TEOM peut être refacturée au locataire dans les charges, mais la taxe foncière elle-même reste à la charge du propriétaire, et les 4,30 points votés par la ville portent précisément sur cette part non récupérable. Sur un studio loué au centre, cela représente l'équivalent de quelques jours de loyer supplémentaires par an. À notre sens, c'est moins le montant que sa concentration sur une base étroite qui explique la vivacité du débat local.
En ordre de grandeur, ordures ménagères comprises : environ 460 € pour un studio à Beauregard, 1 120 € pour un trois-pièces à Charles III, 1 570 € pour un quatre-pièces à Léopold et 2 130 € pour une maison à Saurupt. Le montant exact dépend de la valeur locative cadastrale propre à votre logement, qui figure sur votre avis.
Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur, construits sur des profils-types ancrés dans des quartiers réels de Nancy et sur les prix au m² issus de notre traitement des transactions DVF. La dernière colonne isole ce que la double hausse de 2024 a ajouté chaque année, à base d'imposition inchangée.
| Profil | Quartier | Prix au m² (2026) | Valeur du bien | Base d'imposition | Taxe foncière annuelle | Dont hausse de 2024 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Studio 28 m² | Beauregard | 1 902 €/m² | environ 53 000 € | environ 900 € | ~ 460 € | ~ 46 € |
| 3 pièces 65 m² | Charles III | 2 312 €/m² | environ 150 000 € | environ 2 200 € | ~ 1 120 € | ~ 113 € |
| 4 pièces 85 m² | Léopold | 2 484 €/m² | environ 211 000 € | environ 3 100 € | ~ 1 570 € | ~ 160 € |
| Maison 110 m² | Saurupt | 2 863 €/m² (maison) | environ 315 000 € | environ 4 200 € | ~ 2 130 € | ~ 218 € |
La colonne de droite est la plus parlante. Elle ne mesure pas la taxe foncière, mais l'écart annuel entre le régime d'avant 2024 et celui d'aujourd'hui, pour un logement dont rien n'a changé. C'est ce delta, reconduit chaque année, qui constitue l'effet durable de la décision de 2024.
La base d'imposition n'est pas la valeur de votre logement. C'est la moitié de sa valeur locative cadastrale, un loyer théorique établi lors de la révision générale de 1970 à partir de la surface pondérée, de la catégorie et des éléments de confort du logement, puis actualisé chaque année par un coefficient national. Elle figure en toutes lettres sur votre avis : c'est le seul chiffre à reprendre pour un calcul exact.
Reportez la base d'imposition inscrite sur votre avis de taxe foncière. Le simulateur ventile votre prélèvement entre la ville, la métropole, les taxes annexes et les ordures ménagères au taux global nancéien de 50,66 %, puis isole le surcoût annuel imputable aux hausses votées par la ville et par la métropole en 2024.
Rien ne l'indique à court terme. Mathieu Klein a été réélu maire de Nancy au second tour du 22 mars 2026 avec 49,68 % des voix, devant Laurent Hénart (39,74 %) et Sarah Farghaly (10,58 %). Le taux communal n'a pas été modifié en 2025 et la hausse de 2024 a été validée par les urnes. Source : résultats officiels du second tour des élections municipales du 22 mars 2026.
La séquence est lisible. La hausse est votée en 2024, au milieu du mandat, ce qui est le calendrier classique : une municipalité qui doit actionner le levier fiscal le fait rarement l'année précédant un scrutin. Deux ans plus tard, le maire sortant est reconduit.
La marge est néanmoins étroite. Moins de dix points séparent la liste réélue de celle de l'ancien maire Laurent Hénart, ce qui indique que la question fiscale reste discutée localement. Elle ne l'a pas emporté, mais elle n'a pas disparu du débat.
Pour un propriétaire, la lecture pratique tient en deux points. D'une part, une seconde hausse de taux dans les deux prochaines années est peu probable : elle interviendrait juste après un scrutin gagné sur un bilan qui incluait déjà celle de 2024. D'autre part, la facture continuera pourtant de monter, du seul fait de la revalorisation nationale des bases, votée chaque année en loi de finances et sur laquelle aucune commune n'a la main.
Pour situer Nancy dans le paysage régional et national, voir aussi nos analyses sur la taxe foncière à Reims, la taxe foncière à Troyes et la taxe foncière à Nevers.
Modéré, mais réel pour les investisseurs. Le marché nancéien s'établit à 2 330 €/m² pour un appartement et 2 863 €/m² pour une maison en 2026, en hausse de 1,2 % sur douze mois pour environ 1 624 transactions par an (traitement Immover, données DVF). Dans une ville où 71,5 % des logements sont loués, une taxe foncière non récupérable entre directement dans le calcul de rendement d'un bailleur.
Le marché de Nancy est stable en niveau et resserré en amplitude. Après 2 269 €/m² en 2021, le prix moyen d'un appartement atteint 2 330 €/m² en 2026, soit environ +3 % en cinq ans. L'écart entre quartiers reste contenu : de 1 902 €/m² à Beauregard à 2 629 €/m² à la Ville-Vieille, un rapport de un à un et demi là où d'autres préfectures affichent un rapport de un à deux.
Cette faible dispersion change la nature du sujet fiscal. Sur un marché homogène, la taxe foncière ne se compense pas en changeant de quartier : elle s'applique partout au même taux, et les valeurs locatives cadastrales varient peu d'un secteur à l'autre.
Pour un bailleur, l'arithmétique est directe. Une taxe foncière annuelle de l'ordre de 1 120 € sur un trois-pièces représente, dans une ville locative comme Nancy, l'équivalent de plus d'un mois de loyer, retiré du rendement et non répercutable. Pour un vendeur occupant, l'effet est indirect : la taxe ne fait pas baisser le prix de vente, mais elle entre dans le reste à vivre calculé par la banque de l'acquéreur.
Dans les deux cas, la variable pilotable n'est pas fiscale, c'est le prix de mise en vente. Pour situer la valeur de votre bien à Nancy à partir des transactions réelles de votre quartier :
Le taux communal de taxe foncière sur les propriétés bâties à Nancy est de 33,98 %, auquel s'ajoutent 9,65 % pour la Métropole du Grand Nancy et 0,32 % de taxes annexes, soit 43,95 % sur le foncier bâti. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'élève à 6,71 %, ce qui porte le prélèvement global à 50,66 % de la base d'imposition. Ces valeurs sont les taux constatés 2025 publiés par la Direction générale des finances publiques, reconduits en 2026 sauf délibération contraire.
Parce que deux collectivités ont relevé leur taux la même année. La ville de Nancy est passée de 29,68 % à 33,98 %, soit 4,30 points ou environ 14,5 % de hausse, et la Métropole du Grand Nancy de 8,81 % à 9,65 %, soit environ 9,5 %. Le taux global de l'avis est passé de 45,48 % en 2023 à 50,63 % en 2024. Le maire Mathieu Klein avait annoncé cette hausse le 25 mars 2024 en la présentant comme nécessaire après quatre années de hausse des coûts et de gel des dotations de l'État.
Les deux chiffres sont exacts, mais ils ne portent pas sur le même périmètre. La part communale seule a augmenté de près de 15 %, en passant de 29,68 % à 33,98 %. L'avis complet, lui, a progressé de 11,3 %, parce que les ordures ménagères et les taxes annexes n'ont pas bougé et diluent la hausse. Un propriétaire lit le second chiffre sur sa facture, la ville communique sur le premier.
En ordre de grandeur, un trois-pièces de 65 m² à Charles III supporte une taxe foncière d'environ 1 120 euros par an, ordures ménagères comprises, pour une base d'imposition de l'ordre de 2 200 euros. Un studio de 28 m² à Beauregard se situe autour de 460 euros, un quatre-pièces de 85 m² à Léopold autour de 1 570 euros et une maison de 110 m² à Saurupt autour de 2 130 euros. Le montant exact dépend de la valeur locative cadastrale propre à chaque logement.
Les propriétaires, qui sont minoritaires dans la ville. À Nancy, 28,5 % des résidences principales sont occupées par leur propriétaire et 71,5 % par des locataires, d'après le recensement 2023 de l'INSEE. Une hausse de taux se concentre donc sur un peu plus d'un quart des ménages occupants, auxquels s'ajoutent les bailleurs et les propriétaires des 11,7 % de logements vacants de la commune.
Non, sauf pour la part des ordures ménagères. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères, soit 6,71 % de la base à Nancy, peut être refacturée au locataire dans les charges récupérables. La taxe foncière proprement dite reste à la charge du propriétaire, et c'est précisément sur cette part non récupérable que portent les 4,30 points votés par la ville en 2024.
D'environ 27 % à logement identique entre 2022 et 2026. Deux effets se cumulent : le taux global de l'avis est passé de 45,43 % à 50,66 %, soit environ 11,5 % de hausse, et la revalorisation nationale des valeurs locatives cadastrales a ajouté environ 14 % sur la même période, avec 7,1 % en 2023, 3,9 % en 2024, 1,7 % en 2025 et 0,8 % en 2026.
Rien ne l'indique à court terme. Mathieu Klein a été réélu maire au second tour du 22 mars 2026 avec 49,68 % des voix, devant Laurent Hénart à 39,74 % et Sarah Farghaly à 10,58 %. Le taux communal n'a pas été modifié en 2025 et une nouvelle hausse au lendemain d'un scrutin gagné sur ce bilan serait peu logique. La facture continuera néanmoins de progresser du fait de la revalorisation nationale des bases, votée chaque année en loi de finances.
Estimation gratuite et précise en quelques minutes, quartier par quartier.
Estimer mon bien