Le taux communal nîmois n'a pas bougé depuis 2021, à 53,20 %, le quatrième des grandes villes françaises. Nîmes Métropole ne prélevant rien sur le foncier bâti, 98,5 % de votre avis se vote au conseil municipal. Or ce conseil a changé de majorité le 22 mars 2026. Décomposition de l'avis, profils par quartier et simulateur.
Illustration : Taxe foncière à Nîmes en 2026 : le 4e taux de France, un seul décideur.
À Nîmes, la taxe foncière n'a pas bougé d'un dixième de point depuis 2021. Elle est pourtant l'objet fiscal le plus lourd de la ville : 53,20 % de taux communal, le quatrième des grandes villes françaises, et 118,9 millions d'euros encaissés en 2024, soit près de la moitié des recettes de fonctionnement de la commune. Ce qui rend 2026 particulière, ce n'est donc pas un vote. C'est que la quasi-totalité de cette ligne se décide en un seul endroit, le conseil municipal, et que ce conseil a changé de majorité le 22 mars 2026 pour la première fois depuis un quart de siècle. Voici comment se décompose votre avis, qui en tient le levier, et ce que vaut réellement un point de taux à Nîmes.
Le taux communal de taxe foncière sur les propriétés bâties à Nîmes est de 53,20 %, identique depuis 2021. Nîmes Métropole ne prélève aucune part sur le foncier bâti ; s'ajoutent 0,80 point de taxes additionnelles, pour un taux global de 54,00 %. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères s'établit à 10,54 % depuis 2025. Source : DGFiP, taux de fiscalité directe locale constatés 2025.
La lecture d'un avis nîmois est inhabituellement simple, et c'est déjà une information en soi. Trois lignes seulement, dont une écrase les deux autres.
| Composante | Taux 2026 | Qui le vote |
|---|---|---|
| Part communale | 53,20 % | Conseil municipal de Nîmes |
| Part intercommunale | 0,00 % | Nîmes Métropole (ne prélève pas) |
| Taxes additionnelles | 0,80 % | Taxe spéciale d'équipement et GEMAPI |
| Total foncier bâti | 54,00 % | - |
| TEOM (ordures ménagères) | 10,54 % | Nîmes Métropole |
| Total prélevé sur la base | 64,54 % | - |
Une ligne a joué en votre faveur, et elle est passée assez inaperçue : la taxe d'enlèvement des ordures ménagères a reculé de 10 % en 2025, de 11,71 % à 10,54 %. La baisse avait été proposée par Franck Proust, alors président de Nîmes Métropole, au rapport d'orientation budgétaire, et votée au conseil communautaire du 16 décembre 2024. Sur une base d'imposition de 1 800 €, elle représente environ 21 € de moins par an.
C'est, sur cinq exercices, le seul mouvement de taux enregistré à Nîmes. Et il ne vient pas de la mairie.
Avec 53,20 % de part communale, Nîmes se classe au 4e rang des quarante plus grandes villes françaises, derrière Grenoble (65,79 %), Le Havre (54,36 %) et Angers (54,24 %). Seules 1 071 communes sur 34 874 affichent un taux supérieur en 2025, quand la médiane nationale s'établit à 35,34 %. Source : traitement Immover sur les données DGFiP 2025.
Le niveau nîmois n'est pas le produit d'une hausse récente. Il est hérité, et c'est ce qui le rend difficile à défaire.
Deux éléments l'expliquent. Le premier est national : depuis 2021, la part départementale de la taxe foncière bâtie a été transférée aux communes en compensation de la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales. Tous les taux communaux ont mécaniquement bondi cette année-là, et toute comparaison avec un avis d'avant 2021 est faussée si l'on ne neutralise pas ce transfert.
Le second est local et plus ancien : le taux nîmois était déjà élevé avant ce transfert, dans un département où la fiscalité communale est structurellement lourde. La médiane des 350 communes du Gard ressort à 40,67 %, soit plus de cinq points au-dessus de la médiane nationale.
Sur la période récente, ce qui a fait monter votre avis n'est donc pas le taux, mais la revalorisation forfaitaire des bases, indexée sur l'inflation depuis 2018 (article 1518 bis du code général des impôts).
| Année | Taux communal Nîmes | Revalorisation nationale des bases |
|---|---|---|
| 2021 | 53,20 % | transfert de la part départementale |
| 2022 | 53,20 % | +3,4 % |
| 2023 | 53,20 % | +7,1 % |
| 2024 | 53,20 % | +3,9 % |
| 2025 | 53,20 % | +1,7 % |
| 2026 | 53,20 % (stabilité au budget voté) | +0,8 % |
Cumulées, ces cinq revalorisations représentent environ +18 % de base entre 2021 et 2026, à taux strictement constant. C'est là, et nulle part ailleurs, que se trouve la progression de votre avis nîmois sur la période. Le coefficient 2026, à +0,8 %, est le plus faible depuis 2021.
Le conseil municipal de Nîmes, pour 98,5 % du taux de foncier bâti et 82 % de la somme totale prélevée sur votre base, ordures ménagères comprises. Nîmes Métropole ne décide que de la TEOM. Le reste, c'est-à-dire la revalorisation annuelle des bases, se vote au Parlement, en loi de finances. Aucun échelon départemental n'intervient plus depuis 2021.
C'est le point que les propriétaires nîmois ont le plus intérêt à comprendre, parce qu'il est presque unique parmi les grandes villes.
Dans la plupart des métropoles, l'avis de taxe foncière est un mille-feuille : une part communale, une part intercommunale, parfois plusieurs taxes additionnelles. À Toulouse, la part communale ne représente que 71 % du taux global de foncier bâti. Au Mans, 73 %. À Nice, 83 %. À Nîmes, elle en représente 98,5 %, parce que Nîmes Métropole a choisi de ne pas lever de fiscalité sur le foncier bâti.
Autrement dit : il n'y a personne d'autre à qui imputer la note. Et symétriquement, il n'y a qu'une assemblée à convaincre pour la faire bouger.
Cette concentration explique aussi pourquoi le taux ne bouge pas. La taxe foncière rapportait 118,9 millions d'euros à Nîmes en 2024, sur 264,2 millions d'euros de produits de fonctionnement, soit 45 % des recettes courantes de la ville (comptes individuels des communes, DGFiP). Une commune dont près de la moitié du budget de fonctionnement dépend d'une seule ligne fiscale ne la baisse pas à la légère : un point de taux en moins, c'est 2,23 millions d'euros à retrouver ailleurs. À notre sens, c'est ce ratio, plus que la couleur politique de la majorité, qui commande la trajectoire des prochaines années.
La taxe d'enlèvement des ordures ménagères est votée par Nîmes Métropole, compétente pour la collecte et le traitement des déchets. Elle figure sur le même avis que la taxe foncière et se calcule sur la même base, mais elle n'est pas décidée par la ville. Les 0,80 point de taxes additionnelles financent, eux, la taxe spéciale d'équipement et la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations, un poste qui n'a rien d'anecdotique dans une ville marquée par les épisodes cévenols.
Elle place le seul levier qui compte entre de nouvelles mains. Vincent Bouget, à la tête d'une liste d'union de la gauche, a remporté le second tour du 22 mars 2026 avec 40,97 % des voix, devant le Rassemblement national et une droite divisée à 21,51 %. Il préside également Nîmes Métropole. Le premier budget de la nouvelle majorité est le rendez-vous à suivre pour un propriétaire nîmois.
Le contexte politique nîmois a basculé en une soirée. La ville était dirigée depuis 2001 par Jean-Paul Fournier, qui présentait encore son vingt-quatrième budget au conseil municipal du 14 décembre 2024. Elle était, à ce titre, la plus grande ville de France encore tenue par la droite.
Le premier tour du 15 mars 2026 avait placé la liste du Rassemblement national conduite par Julien Sanchez en tête avec 30,39 % des suffrages, devant celle de Vincent Bouget à 30,05 %. Au second tour, avec une participation remontée à 58,49 %, Vincent Bouget l'emporte avec 40,97 %, soit 21 997 voix, le Rassemblement national terminant à 3,45 points, et la liste de fusion de la droite conduite par Franck Proust et Julien Plantier à 21,51 %.
Deux éléments méritent l'attention d'un propriétaire.
Le nouveau maire préside aussi l'agglomération. Les deux leviers qui apparaissent sur votre avis, la part communale et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, relèvent désormais de la même autorité politique. C'était déjà le cas sous la précédente mandature ; la configuration se reconduit, avec une équipe différente.
Le budget 2026 n'est pas le sien. Il a été construit et voté par la majorité sortante : 402,5 millions d'euros au total, contre 392,8 millions en 2025, dont 276,7 millions de fonctionnement en hausse de 3,4 % et 125,8 millions d'investissement, avec un encours de dette ramené à 174,5 millions d'euros au 1er janvier 2026, en recul de 7,9 % depuis 2020, et un ratio de désendettement inférieur à cinq ans.
Le taux de foncier bâti applicable en 2026 n'est pas encore publié dans les données ouvertes de la DGFiP, dont le dernier exercice disponible est 2025. Le budget 2026 a été bâti sur la stabilité des taux. Une nouvelle majorité installée en mars dispose en revanche du budget suivant pour ajuster sa trajectoire : c'est ce vote, et le rapport d'orientation budgétaire qui le précède, qu'il faut surveiller. Tant qu'une délibération n'est pas adoptée, aucun taux 2027 ne peut être affirmé.
Reportez la base d'imposition inscrite sur votre avis de taxe foncière, c'est-à-dire la moitié de la valeur locative cadastrale de votre logement. Le simulateur répartit votre prélèvement entre ce qui se décide au conseil municipal de Nîmes et ce qui se décide ailleurs, puis chiffre ce que représenterait pour vous un mouvement d'un point du taux communal.
En ordre de grandeur, ordures ménagères comprises : environ 430 € pour un studio au Chemin Bas d'Avignon, 720 € pour un 2 pièces à Gambetta, 1 140 € pour un 3 pièces dans l'Écusson et 2 130 € pour une maison aux Garrigues. Le montant exact dépend de la valeur locative cadastrale propre à votre logement, qui figure sur votre avis.
Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur construits à partir de profils-types ancrés sur des quartiers réels de Nîmes et sur les prix au m² issus de notre traitement des transactions DVF. Ils donnent une idée du poids de la taxe selon le bien, pas un calcul personnalisé.
| Profil | Quartier | Prix au m² (2026) | Taxe foncière annuelle (ordre de grandeur) |
|---|---|---|---|
| Studio 30 m² | Chemin Bas d'Avignon | 1 713 €/m² | ~ 430 € |
| 2 pièces 45 m² | Gambetta | 2 197 €/m² | ~ 720 € |
| 3 pièces 65 m² | Écusson | 2 642 €/m² | ~ 1 140 € |
| Maison 110 m² | Les Garrigues | 3 025 €/m² | ~ 2 130 € |
Nîmes compte 87 984 logements au dernier recensement, dont 70,3 % d'appartements, et seulement 39,8 % de propriétaires occupants parmi les résidences principales (INSEE, recensement 2023). C'est une singularité nîmoise : la ville dont la fiscalité foncière est l'une des plus lourdes de France est aussi une ville où la majorité des habitants sont locataires, et où la taxe est donc supportée par un nombre de foyers relativement restreint.
Nîmes a instauré en 2024 une majoration de 40 % de la part communale de taxe d'habitation sur les résidences secondaires, sur un taux communal de 29,33 %. La ville compte 4 903 résidences secondaires, soit 5,6 % de son parc. Si vous détenez un logement à Nîmes sans y résider à titre principal, cette majoration s'ajoute à la taxe foncière et pèse sur votre coût de détention annuel.
Nîmes affiche un taux communal supérieur de 12,5 points à la médiane des 350 communes du Gard (40,67 %) et de 17,9 points à la médiane nationale (35,34 %). Parmi les quarante plus grandes villes françaises, elle occupe le 4e rang, loin devant Toulouse (35,35 %), Nice (35,30 %) et Lyon (31,89 %).
La comparaison entre grandes villes est la plus parlante, parce qu'elle neutralise les effets de taille et de compétences transférées.
| Ville | Taux communal de foncier bâti 2025 |
|---|---|
| Grenoble | 65,79 % |
| Le Havre | 54,36 % |
| Angers | 54,24 % |
| Nîmes | 53,20 % |
| Montpellier | 52,63 % |
| Béziers | 47,99 % |
| Médiane des 350 communes du Gard | 40,67 % |
| Médiane des 34 874 communes françaises | 35,34 % |
| Lyon | 31,89 % |
Le Gard n'est pas un département fiscalement clément : Sommières y atteint 65,87 %, Bagnols-sur-Cèze 59,50 % et Pont-Saint-Esprit 59,15 %. Nîmes reste malgré tout douze points au-dessus de la commune gardoise médiane. Pour d'autres trajectoires, voir nos analyses sur la taxe foncière à Béziers et sur la taxe foncière à Villeurbanne, deux villes dont l'histoire fiscale est à l'exact opposé de celle de Nîmes.
Le marché nîmois se situe autour de 2 222 €/m² pour un appartement en 2026, en hausse d'environ 0,6 % sur douze mois et de 4 % sur cinq ans, avec près de 1 535 ventes par an. Rapportée à la valeur du bien, la taxe foncière nîmoise pèse plus lourd qu'ailleurs : environ 0,8 % de la valeur par an pour un appartement type, contre 0,3 % à Villeurbanne.
C'est l'effet le moins visible et le plus réel. Le prix moyen d'un appartement à Nîmes tourne autour de 2 222 €/m² (traitement Immover, données DVF), avec un écart marqué entre Castanet, à environ 3 144 €/m², et le Chemin Bas d'Avignon, à environ 1 713 €/m². Une maison se négocie en moyenne autour de 2 972 €/m².
Sur un appartement de 65 m² valorisé à 144 000 €, une taxe foncière de 1 140 € représente environ 0,79 % de la valeur par an. Le même raisonnement mené à Villeurbanne, où le taux global est de 34,32 % et le prix au m² de 3 601 €, donne environ 0,34 %. Un investisseur qui compare deux villes à rendement locatif voisin doit intégrer cet écart : sur dix ans de détention, il représente plusieurs points de rendement net.
Pour un propriétaire occupant, la portée est différente et plus nuancée. Un taux élevé ne fait pas baisser un prix de marché à lui seul : il pèse sur la capacité d'emprunt de l'acheteur, donc à la marge sur le prix qu'il peut mettre. Le marché nîmois reste, lui, orienté légèrement à la hausse, porté par un rattrapage de long terme et par une offre abordable au regard du littoral languedocien.
Pour un propriétaire qui envisage de vendre, la première étape reste la même : une valeur de marché fiable, calibrée sur les transactions réelles de votre quartier. Pour situer la valeur de votre bien à Nîmes :
Pour le détail par secteur, notre page prix au m² à Nîmes donne le prix de chacun des seize quartiers couverts.
Le taux communal de taxe foncière sur les propriétés bâties à Nîmes est de 53,20 %, inchangé depuis 2021. Nîmes Métropole ne prélève aucune part sur le foncier bâti : s'ajoutent seulement 0,80 point de taxes additionnelles, pour un taux global de 54,00 %. La taxe d'enlèvement des ordures ménagères, votée par Nîmes Métropole, s'établit à 10,54 % depuis 2025, soit 64,54 % au total prélevés sur votre base d'imposition.
Non. Le taux communal est resté à 53,20 % sur l'ensemble des exercices 2021 à 2025 publiés par la DGFiP. La progression de votre avis sur la période vient de la revalorisation forfaitaire des bases, indexée sur l'inflation : +3,4 % en 2022, +7,1 % en 2023, +3,9 % en 2024, +1,7 % en 2025 et +0,8 % en 2026, soit environ +18 % cumulés à taux constant.
Le niveau est hérité, pas récent. Avec 53,20 %, Nîmes se classe au 4e rang des quarante plus grandes villes françaises, derrière Grenoble, Le Havre et Angers. Seules 1 071 communes sur 34 874 affichent un taux communal supérieur en 2025, quand la médiane nationale s'établit à 35,34 % et celle du Gard à 40,67 %. La taxe foncière représente 45 % des recettes de fonctionnement de la ville, ce qui rend toute baisse coûteuse à financer.
Le conseil municipal de Nîmes, pour 98,5 % du taux de foncier bâti. Nîmes Métropole ne lève aucune fiscalité sur le foncier bâti : elle ne vote que la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, qui figure sur le même avis. Les 0,80 point de taxes additionnelles financent la taxe spéciale d'équipement et la gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations. Aucun échelon départemental n'intervient depuis 2021.
Rien ne peut être affirmé à ce stade. Vincent Bouget, élu maire le 22 mars 2026 avec 40,97 % des voix à la tête d'une liste d'union de la gauche, préside également Nîmes Métropole. Le budget 2026, de 402,5 millions d'euros, a été construit et voté par la majorité sortante sur une hypothèse de stabilité des taux. C'est le prochain rapport d'orientation budgétaire, puis le budget suivant, qui donneront la trajectoire de la nouvelle équipe.
Environ 2,23 millions d'euros pour la ville. La base d'imposition nette de foncier bâti s'élevait à 223,1 millions d'euros en 2024, pour un produit communal de 118,9 millions d'euros (comptes individuels des communes, DGFiP). Pour un propriétaire, un point de taux représente 1 % de sa base d'imposition, soit environ 18 euros par an pour une base de 1 800 euros.
En ordre de grandeur, ordures ménagères comprises : environ 430 euros pour un studio de 30 m² au Chemin Bas d'Avignon, 720 euros pour un 2 pièces de 45 m² à Gambetta, 1 140 euros pour un 3 pièces de 65 m² dans l'Écusson et 2 130 euros pour une maison de 110 m² aux Garrigues. Le montant exact dépend de la valeur locative cadastrale de votre logement, indiquée sur votre avis.
Oui. Nîmes a instauré en 2024 une majoration de 40 % de la part communale de taxe d'habitation sur les résidences secondaires, appliquée sur un taux communal de 29,33 %. Elle s'ajoute à la taxe foncière et alourdit le coût de détention annuel. La ville compte 4 903 résidences secondaires, soit 5,6 % de son parc de 87 984 logements (INSEE, recensement 2023).
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