Le prix au m² moyen à Fougères s'établit à 1 792 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026, dans une fourchette de 1,4 à 2,2 k€ le m². Le marché a progressé de 17 % sur 5 ans et de 3,0 % sur les 12 derniers mois, pour environ 138 transactions par an.

Fougères, sous-préfecture d'Ille-et-Vilaine, entre la ville basse du château et la ville haute du beffroi.
Les appartements de Fougères se vendent autour d'un prix moyen de 1 792 €/m², d'après les transactions réellement actées (données DVF). Quatre quartiers tiennent dans 10 %, de 1 758 €/m² à Bonabry à 1 926 €/m² à La Madeleine, et Les Cotterêts se détachent à 1 295 €/m², 28 % sous la moyenne communale. La maison, à 1 962 €/m², se paie 9 % de plus que l'appartement. Le marché compte 138 ventes d'appartement par an.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Après 1 532 €/m² en 2021, le prix moyen à Fougères atteint 1 792 €/m² en 2026, soit environ +17 % sur la période.
Évolution du prix moyen au m² sur douze mois, quartier par quartier, d'après les ventes DVF les plus récentes.
Le prix moyen au m² pour un appartement dans chacun des cinq quartiers de Fougères couverts par Immover, classé du plus cher au plus abordable.
Le marché fougerais progresse sur la durée. Le prix moyen de l'appartement est passé de 1 532 €/m² en 2021 à 1 792 en 2026, soit environ 17 % sur la période, et la hausse se poursuit sur les douze derniers mois, de 3 %. Ce qui recule, c'est le nombre de ventes : la commune a enregistré 196 ventes d'appartement en 2021, puis 135 en 2024 et 141 en 2025. Ce sont deux séries différentes, et elles vont ici en sens inverse : un marché moins actif n'est pas un marché qui baisse.
Quatre quartiers sur cinq progressent sur cinq ans : Bonabry mène avec 25 %, devant le Centre-ville et Saint-Sulpice, 17 % chacun, et La Madeleine, 11 %. Les Cotterêts reculent de 9 % sur la même période. Sur douze mois, le Centre-ville gagne 10,1 % et Bonabry 6,6 %, quand Saint-Sulpice affiche -13,1 % et La Madeleine -2,3 % : ces deux derniers chiffres portent sur 16 à 17 ventes par an et demandent confirmation avant d'en tirer une conclusion. Immover couvre les dix secteurs statistiques de la commune, regroupés en cinq quartiers selon le découpage des conseils de quartier de la Ville ; Fougères ne compte aucun quartier prioritaire de la politique de la ville.
Fougères comparée aux grandes villes françaises, sur le prix moyen au m² d'un appartement.
Fougères est née de son château, bâti vers l'an 1000 sur un éperon rocheux qu'enserre un méandre du Nançon, dont l'eau sert de douve naturelle. En 1166, Henri II Plantagenêt prend la forteresse et la fait raser ; elle est reconstruite, puis agrandie à partir de 1256 à l'initiative de Jeanne de Fougères, qui fait élever les tours Mélusine et Gobelin. Place de marche entre le duché de Bretagne et le royaume de France, la ville devient bretonne en 1428 et subit les sièges de 1449 et de 1488.
La ville s'est organisée en deux bourgs. En bas, autour de l'église Saint-Sulpice, construite à partir du XVe siècle, vivaient les tanneurs, les drapiers et les teinturiers qui travaillaient l'eau du Nançon ; la place du Marchix, bordée de maisons à pans de bois, servait de marché aux bestiaux. En haut, le bourg neuf s'est développé à partir du XIIe siècle autour de l'église Saint-Léonard, et le beffroi y a été élevé à la fin du XIVe siècle. La rue Nationale a été reconstruite après les incendies du XVIIIe siècle sous la direction de l'architecte Jacques V Gabriel.
Pendant la Révolution, la ville est prise par les Vendéens le 3 novembre 1793 et reprise par les républicains le 18 novembre. Balzac y situe « Les Chouans », publié en 1829, et Victor Hugo une partie de « Quatrevingt-treize » ; Juliette Drouet, sa compagne, était née à Fougères le 10 avril 1806. Au XIXe siècle, la chaussure transforme la ville : 2 200 ouvriers en 1874, 11 000 en 1890 dans 27 usines, 38 usines en 1913. La grande grève de 1906-1907 touche 32 usines pendant plusieurs mois, et la marque JB Martin naît en 1921.
Les bombardements alliés du 6 au 8 juin 1944 font 256 morts et frappent surtout le quartier de la gare. La ligne de Vitré à Fougères, ouverte en 1867, perd ses voyageurs en mars 1972, et un centre commercial remplace la gare après l'arrêt du fret en 1991. De 1968 à 1974, près de 1 000 logements sociaux sont construits aux Cotterêts. Fougères compte 20 307 habitants en 2023, une population presque stable depuis 2017, et son parc de logements est fait à 57,9 % d'appartements.
Fougères s'achète à 1 792 €/m² pour un appartement, un niveau accessible pour une sous-préfecture à 45 kilomètres de Rennes à vol d'oiseau. La commune compte 42,4 % de propriétaires et 56,3 % de locataires, et 22,7 % des résidences principales sont des HLM. Le profil d'acheteur est celui de primo-accédants, de familles, d'actifs qui travaillent dans le bassin fougerais, de retraités, et d'investisseurs qui visent la location. Trois points à connaître avant d'acheter. Le premier est la structure du marché : La Madeleine, Saint-Sulpice, le Centre-ville et Bonabry tiennent dans 10 %, de 1 758 à 1 926 €/m², alors que Les Cotterêts se vendent 1 295 €/m². Hors des Cotterêts, l'état du bien et l'étage pèsent plus que l'adresse. Le deuxième est l'écart entre la maison, à 1 962 €/m², et l'appartement, soit 9 %. Le troisième est l'absence de gare : l'accès à Rennes se fait par la route ou en car, ce qui compte pour un acheteur qui y travaille.
Le prix moyen à Fougères est de 1 792 €/m² pour un appartement (transactions DVF réelles, ventes notariées), dans une fourchette de 1 438 à 2 154 €/m² selon le quartier. Les portails affichent des prix d'annonce, supérieurs de 10 à 20 % aux prix réellement actés.
La Madeleine, au sud de la ville, à 1 926 €/m², soit 7 % au-dessus de la moyenne communale. Saint-Sulpice, la ville basse du château, suit à 1 887 €/m², puis le Centre-ville à 1 865 et Bonabry à 1 758. Ces quatre quartiers tiennent dans 10 % ; Les Cotterêts, à 1 295 €/m², sont le quartier le plus abordable, 33 % sous La Madeleine.
Le quartier est un grand ensemble d'environ 1 000 logements sociaux construits de 1968 à 1974, où les ventes d'appartement portent sur un parc des années 1970. À 1 295 €/m², il se situe 28 % sous la moyenne communale, alors que les quatre autres quartiers se tiennent dans 10 % les uns des autres.
Oui. Le prix moyen de l'appartement est passé de 1 532 €/m² en 2021 à 1 792 en 2026, soit environ 17 %, et il gagne encore 3 % sur douze mois. Le nombre de ventes, lui, a reculé : 196 ventes d'appartement en 2021, 135 en 2024 et 141 en 2025. Moins de transactions ne signifie pas des prix plus bas.
Non. La ligne de Vitré à Fougères a perdu son service voyageurs en mars 1972 et son trafic de marchandises en 1991 ; un centre commercial occupe aujourd'hui l'emplacement de l'ancienne gare, à Bonabry. Les gares les plus proches sont Vitré et Rennes, et la ville est desservie par la RN 12 et par les cars régionaux BreizhGo.
La maison se paie 1 962 €/m², soit 9 % de plus que l'appartement à 1 792 €/m². Les maisons représentent 40,5 % des logements de la commune. Le terrain, l'état de la toiture et la performance énergétique font l'écart entre deux biens.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).