Le prix au m² moyen à Alençon s'établit à 1 188 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026, dans une fourchette de 0,9 à 1,4 k€ le m². Le marché a progressé de 11 % sur 5 ans, mais a reculé de 2,5 % sur les 12 derniers mois, pour environ 121 transactions par an.

Illustration d'Alençon, préfecture de l'Orne, sur la Sarthe entre les forêts d'Écouves et de Perseigne.
Les appartements d'Alençon se vendent autour d'un prix moyen de 1 188 €/m², d'après les transactions réellement actées (données DVF). C'est l'un des niveaux les plus bas relevés pour une préfecture. Les prix vont d'environ 964 €/m² à Courteille à 1 497 €/m² à Villeneuve, soit 55 % d'écart. La maison, à 1 586 €/m², se négocie 34 % au-dessus de l'appartement, un écart net qui tient à la nature du parc collectif alençonnais, social à plus d'un tiers.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Après 1 073 €/m² en 2021, le prix moyen à Alençon atteint 1 188 €/m² en 2026, soit environ +11 % sur la période.
Évolution du prix moyen au m² sur douze mois, quartier par quartier, d'après les ventes DVF les plus récentes.
Le prix moyen au m² pour un appartement dans chaque quartier d'Alençon couvert par Immover, classé du plus cher au plus abordable.
Le marché alençonnais a progressé sur cinq ans mais marque le pas. Le prix moyen de l'appartement est passé de 1 073 €/m² en 2021 à 1 173 en 2025, soit 11 % de hausse sur la période, avec un point haut en 2023 à 1 243 €/m² et un reflux depuis. Sur les douze derniers mois, la commune perd 2,5 %. Avec 121 ventes d'appartement par an, le volume reste suffisant pour que ces chiffres soient lisibles, mais il est faible pour une préfecture de 25 000 habitants, et il dit à lui seul l'étroitesse du marché de l'accession dans une ville locataire à 64 %.
Deux traits caractérisent ce marché. Le premier est la concentration : le Centre-ville porte plus de la moitié des ventes de la commune, ce qui laisse peu de choix ailleurs et rend les moyennes des autres quartiers sensibles. Le second est la divergence des trajectoires entre secteurs, plus marquée que le classement des prix ne le laisse attendre : sur douze mois, Perseigne gagne 4,2 % et Villeneuve 13,9 %, quand Courteille perd 12,3 % et Lancrel 12,1 %. Un troisième point mérite d'être posé : l'écart entre la maison et l'appartement, 34 %, est ici plus large que la moyenne des villes de cette taille, et il traduit un parc collectif dont plus d'un tiers relève du logement social.
Alençon comparée aux grandes villes françaises, sur le prix moyen au m² d'un appartement.
Alençon n'a pas commencé là où elle se tient aujourd'hui. Le site occupé dès l'époque gauloise est celui du plateau calcaire de Montsort, dans un méandre de la Sarthe sur la rive sud, et à la période mérovingienne c'est ce nom, Montsort, que portait la ville. Alençon apparaît au Xe siècle, quand le centre du pouvoir se déplace sur la rive nord, à la limite qui séparait alors les évêchés du Mans et de Sées. Guillaume Talvas, de la famille de Bellême, y fait construire le premier château fort, dont l'enceinte englobait deux îles de la Briante, et Guillaume de Normandie assiège la place en 1051.
La ville est anglaise pendant la guerre de Cent Ans, d'octobre 1417 à 1449, et c'est le duc Jean II d'Alençon, compagnon de Jeanne d'Arc, qui la libère. Le duché est ensuite régulièrement donné en apanage aux fils de rois de France, du XIIIe au XVIIIe siècle : Marguerite d'Angoulême, sœur de François Ier, y tient sa cour, et Marguerite de Lorraine contribue à l'achèvement de l'église Saint-Léonard et de l'église Notre-Dame, avant de fonder le couvent des Clarisses en 1497. Le bâti garde la trace de cette histoire, en granite d'Alençon mêlé de calcaire, une pierre pauvre en fer qui donne aux quartiers centraux une physionomie qu'on ne trouve pas ailleurs en Normandie.
Deux choses ont fait la renommée de la ville, et elles n'ont rien à voir l'une avec l'autre. La première est la dentelle au point d'Alençon, dentelle à l'aiguille dont le savoir-faire est inscrit depuis le 16 novembre 2010 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO : environ sept heures de travail par centimètre carré, sept à dix ans d'apprentissage, et une manufacture aujourd'hui gérée par le Mobilier national. La seconde est Thérèse Martin, future sainte Thérèse de Lisieux, née au 50 rue Saint-Blaise le 2 janvier 1873, dont la maison familiale est devenue un sanctuaire. Il faut y ajouter une date : le 12 août 1944, Alençon est la première ville française libérée par des forces françaises, par la 2e division blindée du général Leclerc, sans un coup de feu et avec ses ponts sur la Sarthe intacts.
Le XXe siècle a laissé une autre empreinte, plus lourde pour le marché immobilier. Moulinex, usine créée en 1937 par Jean Mantelet, d'où sortait le moulin-légumes, a été le premier employeur de la ville et de son département. C'est pour loger ses ouvriers que la ZUP de Perseigne est bâtie entre 1963 et 1969. La fermeture définitive de l'entreprise en 2002, avec près de mille salariés, a été un choc dont la ville porte encore la trace : l'usine a été détruite en 2005, il n'en reste que le vestige que l'on appelle la cathédrale, et l'immeuble du boulevard Jean-Mantelet est labellisé Patrimoine du XXe siècle. La population, elle, est passée de 31 656 habitants en 1968 à 25 490 en 2023.
Alençon est une ville de locataires, et c'est ce qui commande son marché : 64,1 % des ménages y sont locataires, dont 35,8 % dans le parc HLM, et 55 % des ménages sont composés d'une seule personne. Le collectif privé est donc étroit, et il se concentre presque entièrement au centre : le Centre-ville pèse 63 ventes d'appartement par an sur 121, soit plus de la moitié du marché communal, quand aucun autre quartier ne dépasse 23. Trois profils d'acheteurs se croisent ici. Des primo-accédants locaux, pour qui un appartement de 65 m² revient à environ 77 000 €. Des investisseurs, sur un marché où la demande locative est structurellement forte, mais où le taux de vacance et le profil social imposent de choisir l'adresse avec soin. Et des acheteurs de maison, sur un segment qui se négocie 34 % plus cher au mètre carré, à 1 586 €. Le point à retenir est que le quartier compte beaucoup ici : 55 % séparent Villeneuve de Courteille, et cet écart recouvre deux marchés distincts, le pavillonnaire de l'ouest et les grands ensembles de l'est.
Le prix moyen à Alençon est de 1 188 €/m² pour un appartement (transactions DVF réelles, ventes notariées), dans une fourchette de 897 à 1 447 €/m² selon le quartier. Les portails affichent des prix d'annonce, supérieurs de 10 à 20 % aux prix réellement actés.
Villeneuve, au sud-ouest, à 1 497 €/m², soit 26 % au-dessus de la moyenne communale. C'est un secteur pavillonnaire calme en limite de Saint-Germain-du-Corbéis, qui inclut Guéramé et son parc. Attention toutefois au volume : il n'enregistre que cinq ventes d'appartement par an, ce qui rend sa moyenne sensible. Le Centre-ville, à 1 273 €/m², est le quartier le plus cher parmi ceux qui ont un vrai marché de collectif.
Le prix moyen de 1 188 €/m² est l'un des plus bas relevés pour une préfecture. Trois causes se cumulent : une population passée de 31 656 habitants en 1968 à 25 490 en 2023, un parc à 64,1 % locatif dont 35,8 % de HLM, ce qui réduit d'autant le marché de l'accession, et l'absence de liaison ferroviaire directe avec Paris, qui a tenu la ville à l'écart de la demande francilienne.
La maison se négocie 1 586 €/m² contre 1 188 pour l'appartement, soit 34 % de plus, et l'écart est plus net ici que dans beaucoup de villes moyennes. Il s'explique par la nature du parc collectif alençonnais, social à plus d'un tiers. Attention à la convention de calcul : le prix au mètre carré d'une maison porte sur la surface bâtie alors que la valeur payée inclut le terrain.
Il faut regarder les deux horizons. Sur cinq ans, la commune gagne 11 %. Sur les douze derniers mois, elle perd 2,5 %. Le mouvement n'est pas uniforme : Perseigne gagne 4,2 % sur l'année quand Courteille et Lancrel perdent 12 %. Nous publions les deux horizons plutôt que de retenir celui qui arrange.
Au Centre-ville, très largement : 63 ventes par an sur 121, soit plus de la moitié du marché communal. Vient ensuite Courteille avec 23, puis Croix-Mercier avec 15. Les autres quartiers tiennent entre 5 et 8 ventes annuelles. Cette concentration a une conséquence pratique : hors du centre, le choix en collectif est restreint et les moyennes de prix sont plus sensibles.
Commencez par le quartier, dont l'effet est fort ici, avec 55 % d'écart du plus cher au plus abordable. Regardez ensuite l'époque de construction : le bâti ancien en granite du centre ne se compare pas au collectif des années 1960 de Perseigne. Ajustez enfin sur l'état et la performance énergétique, qui pèsent lourd sur un marché où l'offre est abondante. L'estimateur Immover s'appuie sur les ventes réellement actées les plus proches de votre adresse.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).