Le prix au m² moyen à Perseigne (Alençon) s'établit à 1 064 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026, dans une fourchette de 0,9 à 1,2 k€ le m². Le marché a progressé de 12 % sur 5 ans et de 4,2 % sur les 12 derniers mois, pour environ 8 transactions par an.

Perseigne, le grand ensemble du nord-est d'Alençon, bâti pour les ouvriers de Moulinex.
Les appartements du quartier Perseigne, à Alençon, se vendent autour d'un prix moyen de 1 064 €/m², d'après les prix réellement actés (transactions DVF). Entre 946 et 1 172 €/m² couvre la moitié des ventes, l'écart tenant à l'état du bien, à sa performance énergétique et au programme de réhabilitation dont il a bénéficié. Évolution sur cinq ans : +12 %.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires, agrégées à l'échelle du quartier selon le zonage IRIS de l'INSEE. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Après 949 €/m² en 2021, le prix moyen dans le quartier Perseigne à Alençon atteint 1 064 €/m² en 2026, soit environ +12 % sur la période.
Commerces de proximité de la place de la Paix, le centre-ville pour le reste.
Médiathèque, centre socioculturel et gymnase créés par la rénovation urbaine, église Sainte-Thérèse.
Parc urbain de cinq hectares dit le petit bois, franges pavillonnaires du Haut-Éclair au sud-ouest.
Le quartier Perseigne, au nord-est d'Alençon. Carte Google Maps.
Perseigne est né d'une usine. Le grand ensemble a été construit entre 1963 et 1969, en zone à urbaniser en priorité, pour loger les ouvriers de Moulinex, alors premier employeur de la ville. C'est le plus grand quartier d'Alençon en population, et son histoire est celle d'un projet contesté par ses propres habitants dès 1973, au point que la municipalité fit appel à l'architecte Lucien Kroll en 1977 pour traiter son enclavement. Les résultats furent limités : la démolition d'une barre rue Michelet, des terrasses rue Flaubert.
Des quatre tours prévues place de la Paix, trois furent construites. La tour Verlaine a été détruite le 2 septembre 1988, les deux dernières entre 2006 et 2007. Le quartier a par ailleurs bénéficié du programme national de rénovation urbaine engagé sur Alençon, dont la convention a été signée le 28 janvier 2008 et le bilan arrêté en 2017 : six cent quatre-vingt-quinze logements démolis et trois cent quatre-vingt-douze reconstruits à l'échelle des deux quartiers concernés, plus de mille deux cent quatre-vingts logements réhabilités, et trois équipements publics créés, dont un gymnase et un centre socioculturel à Perseigne.
Le quartier comprend aujourd'hui l'église Sainte-Thérèse, bâtie à la fin des années 1960, une médiathèque et un parc urbain de cinq hectares que l'on appelle le petit bois. Cette page couvre également le HAUT-ÉCLAIR, sa frange pavillonnaire du sud-ouest, dont le rattachement mérite d'être signalé : la statistique publique le range avec Perseigne et son prix s'en rapproche, mais la Ville, elle, le rattache au conseil de quartier de Montsort, et le cimetière de Montsort s'y trouve. Trois voies ont été contrôlées en point-dans-polygone : la place de la Paix, l'avenue Pierre-Mauger et l'avenue du Général-Leclerc.
Le quartier se situe à 1 064 €/m², 10 % sous la moyenne communale. Il enregistre huit ventes d'appartement par an. Il gagne 12 % sur cinq ans et 4,2 % sur les douze derniers mois, l'une des deux seules progressions de la commune sur l'année écoulée. Il est classé en quartier prioritaire de la politique de la ville.
Perseigne est le quartier le plus peuplé d'Alençon et l'un des moins chers, à 1 064 €/m². C'est un grand ensemble des années 1960 en quartier prioritaire, avec un taux de pauvreté relevé à 58 % en 2020, et il faut le dire pour que le chiffre de prix soit lisible : les huit ventes d'appartement par an portent sur un parc majoritairement social, ce qui n'est pas comparable à un marché ordinaire. Ce qui est solide en revanche, c'est ce qui a été fait : le programme national de rénovation urbaine, achevé en 2017, a démoli, reconstruit et réhabilité à grande échelle sur ce quartier et sur Courteille. Le résultat se lit dans la trajectoire : Perseigne gagne 4,2 % sur douze mois, l'une des deux seules progressions d'Alençon sur l'année, quand Courteille et Lancrel perdent 12 %. Pour un acheteur, la question n'est pas le quartier mais l'immeuble : la différence entre un bien réhabilité et un bien qui ne l'a pas été est ici le premier facteur de valeur.
Le prix moyen à Perseigne est de 1 064 €/m² pour un appartement (transactions DVF réelles, ventes notariées), dans une fourchette de 946 à 1 172 €/m² selon l'immeuble, l'étage et l'état.
Pour loger les ouvriers de Moulinex, alors premier employeur d'Alençon. Le grand ensemble a été bâti entre 1963 et 1969 en zone à urbaniser en priorité. La fermeture de l'entreprise en 2002, avec près de mille salariés, a durablement marqué le quartier comme la ville.
Oui, dans le cadre du programme national de rénovation urbaine dont la convention a été signée le 28 janvier 2008 et le bilan arrêté en 2017. À l'échelle des deux quartiers concernés, Perseigne et Courteille, six cent quatre-vingt-quinze logements ont été démolis et trois cent quatre-vingt-douze reconstruits, plus de mille deux cent quatre-vingts ont été réhabilités, et trois équipements publics ont été créés, dont un gymnase et un centre socioculturel à Perseigne.
C'est une question à laquelle les sources répondent différemment, et cette page le dit. La statistique publique range le Haut-Éclair avec Perseigne, et son niveau de prix s'en rapproche effectivement. La Ville, elle, le rattache au conseil de quartier de Montsort, et le cimetière de Montsort s'y trouve. Nous l'avons laissé avec Perseigne, dont il prolonge la voirie et le périmètre.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).