Le prix au m² moyen à La Bastide (Libourne) s'établit à 2 350 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026, dans une fourchette de 1,9 à 2,6 k€ le m². Le marché a reculé de 10 % sur 5 ans et de 5,6 % sur les 12 derniers mois, pour environ 40 transactions par an.

La Bastide, le damier fondé en 1270 au confluent de l'Isle et de la Dordogne.
Les appartements du quartier La Bastide, à Libourne, se vendent autour d'un prix moyen de 2 350 €/m², d'après les prix réellement actés (transactions DVF). Entre 1 933 et 2 592 €/m² couvre la moitié des ventes, l'écart tenant à l'époque de construction, à l'état du bien, à l'étage et à la présence d'un extérieur. Évolution sur cinq ans : -10 %.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires, agrégées à l'échelle du quartier selon le zonage IRIS de l'INSEE. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Après 2 599 €/m² en 2021, le prix moyen dans le quartier La Bastide à Libourne atteint 2 350 €/m² en 2026, soit environ -10 % sur la période.
Commerces sous les couverts de la place Abel-Surchamp et dans les rues du damier, marché du centre, office de tourisme.
Hôtel de ville, sous-préfecture, écoles et équipements culturels du centre, gare à une dizaine de minutes à pied.
Damier médiéval intact, quai de l'Isle, tour du Grand Port, bâti ancien dense et en partie piétonnier.
La Bastide, le centre historique de Libourne. Carte Google Maps.
La Bastide est le cœur historique de Libourne, et c'est le quartier le plus actif de la commune : 203 ventes d'appartement en cinq ans, quarante par an, davantage que les trois secteurs suivants réunis. Le damier régulier de la bastide fondée entre 1268 et 1270 par Roger de Leybourne tient toujours entre le quai de l'Isle, les allées Robert-Boulin et le cours des Girondins.
Deux monuments en marquent les extrémités. La place Abel-Surchamp, au centre, est bordée de couverts dont les plus anciens immeubles remontent au XVIe siècle. L'hôtel de ville y occupe un édifice commandé au début du XVe siècle par le maire et les jurats de la ville, achevé en 1427, l'année même où un tremblement de terre provoqua un incendie et endommagea la toiture. Il est classé monument historique depuis 1908, a reçu deux tours dans la première moitié du XVIIIe siècle, puis une réfection néogothique au début du XXe. À l'ouest, la tour du Grand Port, ou Grand Portail de la Mer, construite entre 1324 et 1330, est le dernier vestige des fortifications médiévales.
Le tissu du quartier est celui d'un centre ancien dense : immeubles de rapport, échoppes girondines, appartements de petite et moyenne surface. Les transactions se concentrent rue Clément-Thomas, rue du Président-Carnot, rue Jean-Jacques-Rousseau, rue du Président-Doumer et rue Orbe.
Le quartier se situe à 2 350 €/m², 3 % au-dessus de la moyenne communale. Il perd 10 % sur cinq ans et 5,6 % sur les douze derniers mois, le recul le plus marqué de la ville avec Montaudon. Ce mouvement est celui d'un centre ancien dans une commune où les exigences énergétiques pèsent lourd sur le bâti d'avant-guerre.
La Bastide est le quartier du patrimoine et du petit format, et c'est ce que l'on y achète : des appartements de centre ancien, dans un damier médiéval intact, à quelques pas des couverts de la place Abel-Surchamp. C'est aussi le marché le plus liquide de Libourne, avec quarante ventes par an, ce qui veut dire qu'un bien s'y vend et s'y achète sans attendre. Le point que nous ne cachons pas est le recul : moins 10 % sur cinq ans et moins 5,6 % sur douze mois, le plus net de la commune. La cause est structurelle, et elle vaut pour tous les centres anciens de villes moyennes. Le bâti d'avant-guerre demande des travaux, les diagnostics de performance énergétique y sont défavorables, et l'écart de prix se creuse entre un bien rénové et un bien qui ne l'est pas. La fourchette du quartier, de 1 933 à 2 592 €/m², le montre directement : c'est l'une des plus larges de Libourne, et l'état du bien y explique presque tout. Pour un acheteur qui sait chiffrer des travaux, c'est une opportunité. Pour un vendeur, c'est un signal : la rénovation se valorise ici plus qu'ailleurs.
Le prix moyen à La Bastide est de 2 350 €/m² pour un appartement (transactions DVF réelles, ventes notariées), dans une fourchette de 1 933 à 2 592 €/m² selon l'immeuble, l'étage et l'état.
La Bastide perd 10 % sur cinq ans et 5,6 % sur douze mois, quand la ville dans son ensemble est stable. La cause est le bâti : le centre ancien est majoritairement d'avant-guerre, les travaux de rénovation énergétique y sont coûteux, et les diagnostics défavorables pèsent désormais sur la valeur. Le même mouvement se lit à Montaudon, l'autre secteur de bâti ancien, quand les quartiers au parc plus récent comme Condat progressent.
Le plan, d'abord, qui est le plus visible : le damier régulier fondé entre 1268 et 1270 tient toujours entre le quai de l'Isle, les allées Robert-Boulin et le cours des Girondins. La tour du Grand Port, ou Grand Portail de la Mer, construite entre 1324 et 1330, est le dernier vestige des fortifications. La place Abel-Surchamp et ses couverts conservent des immeubles du XVIe siècle, et l'hôtel de ville, achevé en 1427, est classé monument historique depuis 1908.
Le marché y est le plus liquide de la commune, avec quarante ventes d'appartement par an, et le prix a reculé de 10 % en cinq ans. Pour un acheteur capable de chiffrer des travaux, c'est une fenêtre : la fourchette de 1 933 à 2 592 €/m² traduit un écart considérable entre un bien rénové et un bien qui ne l'est pas. Pour un vendeur, la conclusion est la même dans l'autre sens : la rénovation, notamment énergétique, se valorise ici davantage que dans le reste de la ville.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).