Le prix au m² moyen à Aurillac s'établit à 1 367 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026, dans une fourchette de 1,0 à 1,6 k€ le m². Le marché a progressé de 8 % sur 5 ans et de 1,9 % sur les 12 derniers mois, pour environ 324 transactions par an.

Illustration d'Aurillac, préfecture du Cantal, entre la Jordanne et les monts du Cantal.
Les appartements d'Aurillac se vendent autour d'un prix moyen de 1 367 €/m², d'après les transactions réellement actées (données DVF). La préfecture du Cantal a une particularité que sa taille ne laisse pas deviner : c'est un vrai marché de collectif, avec 324 ventes d'appartement par an contre 101 maisons. Les prix vont d'environ 1 122 €/m² à Marmiers à 1 539 €/m² à République, soit 37 % d'écart. La maison, à 1 722 €/m², se négocie 26 % au-dessus de l'appartement.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Après 1 260 €/m² en 2021, le prix moyen à Aurillac atteint 1 367 €/m² en 2026, soit environ +8 % sur la période.
Évolution du prix moyen au m² sur douze mois, quartier par quartier, d'après les ventes DVF les plus récentes.
Le prix moyen au m² pour un appartement dans chaque quartier d'Aurillac couvert par Immover, classé du plus cher au plus abordable.
Le marché aurillacois est celui d'une préfecture rurale à l'écart des grands axes, mais doté d'un parc collectif important. Avec un prix moyen de 1 367 €/m² pour un appartement et 324 ventes par an, Aurillac se situe parmi les villes les plus abordables du pays, aux côtés de Belfort, de Châteauroux ou de Roanne. Le prix gagne 8 % sur cinq ans et 1,9 % sur douze mois : la progression est réelle mais lente, et le marché n'a pas connu de retournement.
L'écart entre quartiers, 37 %, reste modéré, et la hiérarchie surprend. Le centre administratif de République et le coteau de Limagne portent le haut du marché, autour de 1 530 €/m². Le coeur médiéval de Saint-Géraud, huitième sur dix à 1 205 €/m², et les quartiers de collectif social du sud ferment la fourchette, Marmiers à 1 122. Deux secteurs demandent une lecture prudente : Aristide Briand recule de 15,8 % sur douze mois, mais sur dix-huit ventes annuelles seulement, ce qui rend la moyenne sensible ; et Marmiers, coeur du quartier prioritaire Aurillac Sud, est engagé dans un programme de renouvellement urbain de 39 millions d'euros qui va redessiner son parc dans les années qui viennent.
Aurillac comparée aux grandes villes françaises, sur le prix moyen au m² d'un appartement. La comparaison est mécaniquement écrasante : la préfecture du Cantal est un marché de ville moyenne rurale, sans tension métropolitaine.
Aurillac est née autour d'un monastère. Le comte Géraud, attesté à partir de 856, fonde vers 885 une abbaye bénédictine dédiée à saint Pierre et saint Clément, d'où est issue l'actuelle abbatiale Saint-Géraud. La ville devient la capitale de la Haute-Auvergne, puis la préfecture du Cantal en 1794. Des fouilles menées en 2013, avant un projet immobilier, ont mis au jour un sous-sol qui raconte quinze siècles d'histoire autour de l'abbaye : elles sont à l'origine du programme de valorisation du quartier Saint-Géraud, place Saint-Géraud et rue du Monastère.
La ville s'installe à environ 680 mètres d'altitude, dans un bassin sédimentaire au pied des monts du Cantal, traversé du sud au nord par la Jordanne. Le château Saint-Étienne domine le tissu urbain au nord. Le stade Jean-Alric, environ neuf mille places, ancre le rugby dans la vie de la ville, et le festival international de théâtre de rue la remplit chaque fin août depuis 1986.
La géographie des prix ne suit pas la carte postale. Le coeur médiéval, autour de l'abbatiale, est le secteur le moins cher du centre. Ce sont République, le centre administratif et commercial autour de la place du Square et de la rue des Carmes, et Limagne, le coteau pavillonnaire du nord-est, qui portent le haut du marché. Les quartiers de collectif social du sud, Marmiers en tête, ferment la fourchette. À Aurillac, la hiérarchie se lit par la qualité du bâti, pas par la distance au centre.
Le marché aurillacois a une particularité que sa taille ne laisse pas deviner : il se vend ici 324 appartements par an contre 101 maisons, un rapport de 3,2 en faveur du collectif rare pour une préfecture rurale de 26 000 habitants. Il attire des primo-accédants et des agents publics sur le centre et sur Saint-Eugène, des familles sur le pavillonnaire de Limagne, de Ponétie et de l'ouest, et des investisseurs locatifs sur les petites surfaces du centre ancien. La seconde particularité commande la façon d'acheter : au-delà du studio, la surface ne fait presque plus le prix au mètre carré. Le studio et le T1 sortent à 1 549 €/m², mais le T2 à 1 323, le T3 à 1 367 et le T4 et plus à 1 320 tiennent dans 3,5 % d'écart. L'arbitrage entre un deux-pièces et un cinq-pièces se joue donc sur le budget total, pas sur le prix au mètre carré.
Le prix moyen à Aurillac est de 1 367 €/m² pour un appartement (transactions DVF réelles, ventes notariées), dans une fourchette de 1 044 à 1 624 €/m² selon le quartier. Les portails affichent des prix d'annonce, supérieurs de 10 à 20 % aux prix réellement actés.
République, le centre administratif et commercial autour de la place du Square et de la rue des Carmes, à 1 539 €/m², suivi de très près par Limagne, le coteau du nord-est, à 1 529. L'écart avec le quartier le plus abordable, Marmiers, est de 37 %. C'est un écart modéré : le marché aurillacois est resserré.
Parce que le coeur médiéval, autour de l'abbatiale Saint-Géraud, est fait d'un bâti ancien très dense, en petites surfaces, aujourd'hui en cours de requalification. Il sort à 1 205 €/m², quand République, son voisin immédiat, se paie 28 % de plus, à 1 539. C'est l'inverse de ce qu'on observe dans la plupart des villes, et c'est le fait le plus utile à connaître avant d'acheter à Aurillac.
Au mètre carré, cela ne change presque rien au-delà du studio. Le studio et le T1 se vendent 1 549 €/m², mais le T2 (1 323), le T3 (1 367) et le T4 et plus (1 320) se tiennent dans 3,5 %. Sur la plupart des marchés, le grand appartement décote nettement. Ici, votre arbitrage se joue sur le budget total et sur la charge de copropriété, pas sur le prix au mètre carré.
Oui, de 26 % : 1 722 €/m² contre 1 367. Mais le marché est nettement plus liquide côté appartement, avec 324 ventes par an contre 101 maisons. Attention à la convention de calcul : le prix au mètre carré d'une maison porte sur la surface bâtie alors que la valeur payée inclut le terrain, ce qui gonfle mécaniquement le chiffre.
Partez du quartier, puis de l'année et de la nature du bâti, qui expliquent ici l'essentiel de l'écart : le coteau pavillonnaire de Limagne se paie 27 % de plus que le centre ancien dense de Saint-Géraud. Ne raisonnez pas par typologie, qui ne discrimine presque pas. Ajustez ensuite sur l'état, la performance énergétique, l'ascenseur et le stationnement. L'estimateur Immover s'appuie sur les ventes réellement actées les plus proches de votre adresse.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).